My friends...

You're so important for me, but I think that everybody says that...
But I think what I say more than never !
Sincerely, LOVE YOU !


P.S. : dans mon "roman", Lolartifice devient Pauline pour des raisons... trop longues à expliquer...
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# Posté le samedi 06 juin 2009 17:10

Quand ça fait mal

Quand ça fait mal
...Je ne travaille jamais...
...Je suis fainiante...
...Je suis impossible à gérer...


CQFD : ILS n'ont pas confiance en moi...
CQFD : JE n'ai pas confiance en moi, MON amour propre n'existe plus, j'ai envie de pleurer souvent, j'ai la gorge enrouée d'avoir versé trop de larmes, je ne me sens pas bien, dès que je suis loin de MES amis je suis triste et je me sens seule, JE ME SENS NULLE...


Des paroles, une conclusion, des conséquences.

# Posté le samedi 30 mai 2009 03:30

L'Ombre d'un Doute... (suite)

Il se retourna soudain et attrapa un petit sac rouge en velours qu'il avait laissé tomber en entrant. L'air satisfait, il plongea la main à l'intérieur, et lorsqu'il la ressortit, des milliers de petites bêtes noires, ressemblant à des gros poux grouillaient. Certaines s'échappaient et descendaient tout le long du corps longiligne de l'elfe. C'est alors qu'il lança les insectes dans la direction de Pauline et Raphaël. Lorsque la première fut assez proche de la jeune fille, la petite bête s'agrippa à sa jambe avec ses dents minuscules, et lança une décharge électrique qui fit frémir l'adolescente de douleur.
Lorsque les autres milliers l'assaillirent, elle sentit chaque parcelle de son corps se secouer sous les chocs. Les yeux révulsés, elle eut le temps de voir Raphaël combattre du mieux qu'il le pouvait avec les pieds et les mains attachés, la vague de bêtes qui l'approchait, avant de sombrer dans d'atroces souffrances.
Lorsque le jeune homme vit Pauline renoncer et s'évanouir, son acharnement redoubla, mais malgré tout ses efforts, les décharges le submergèrent.
L'elfe, goguenard, ramassa le petit sac rouge, siffla, ce qui fit accourir les poux géants et sortit en faisant grincer la lourde porte, laissant les deux adolescents secoués de spasmes évanouis.
Annabelle jubilait, car l'exécution des deux jeunes gens était prévue pour le lendemain. Les villageois préparaient déjà la grande place centrale de fleurs rouges, symbole de mort dans cette contrée. Une estrade avait été installée, et on avait décidé d'utiliser la méthode classique pour les tuer. Une simple pendaison offrirait assez de spectacle au peuple.
Pauline ouvrit les yeux la première. Elle se sentait courbaturée de partout et ne pouvait bouger aucun de ses membres. Par moment, une petite décharge électrique craquait et la faisait frissonner, puis le silence revenait. Elle regardait, les yeux embués de larmes de rage et d'horreur, le visage étrangement paisible de Raphaël. Il avait du se faire du souci durant ces derniers jours, car il avait maigri et des cernes violettes soulignaient ses paupières. Environ une heure plus tard, la jeune fille pu enfin remuer ses orteils. Elle attendit de sentir chacun de ses membres pour bouger plus. Inquiète, elle respira plus librement lorsqu'elle observa un frémissement des cils de Raphaël et lorsqu'il ouvrit les yeux, elle soupira de soulagement. Curieusement, le jeune homme, lui, ne paraissait pas rassuré. Si il avait retrouvé la sensation de ses jambes, de son visage, de son bras droit, le gauche, lui, ne semblait pas vouloir fonctionner. Refusant de croiser le regard tourmenté de Pauline, le jeune homme s'efforçait cependant d'avoir l'air apaisé pendant qu'il ordonnait à son bras de bien vouloir lui obéir. De longues minutes s'écoulèrent encore avant que le Prince puisse crisper son poing gauche. Mais si il pouvait de nouveau bouger son bras, il n'avait toujours pas de sensations. Quand il touchait ses doigts de la main gauche, c'était comme si il caressait la peau d'un autre.
« Raphaël ! Maintenant, dis-moi ! Qu'as-tu ? Cela fait un moment que je te vois grimacer, et je ne peux savoir pourquoi ! Peut-être puis-je t'aider ! Je t'en supplie ! Explique-moi... explosa la jeune fille.
- Rien. Je n'ai rien. Et toi, comment te sens-tu ? »
Pauline le rassura, puis pensa à autre chose. Comment sortir d'ici ?
Les clés de leurs fers les narguaient, accrochées sur le mur gris et suintant en face d'eux. Raphaël renonça à faire revenir des sensations dans son bras gauche, et eut une idée. Il essaya de retirer le bracelet de fer autour de sa main « indolore ». Le fait qu'il ne sente rien lui permit de forcer plus, et lorsqu'il sentit le fer glisser un peu, il redoubla d'acharnement. Son pouce gauche se tordit et pris une position peu naturelle, mais le bracelet tomba à terre. Heureux, le jeune Prince se leva et étendit son bras afin d'atteindre les clés sur le mur d'en face. Il dût tirer sur son bras droit pour y parvenir, une douleur fulgurante apparut dans son épaule, mais il réussit à les attraper. Pauline le regardait se torturer pour les sauver depuis le début et était impressionnée qu'il se casse le pouce en gardant un visage impassible. Le jeune homme les délivra tous deux. Timidement, les deux adolescents s'étreignirent, puis se tournèrent vers la lourde porte du cachot.
« Il va falloir attendre que quelqu'un entre pour pouvoir sortir, conclut Raphaël. Prends tes fers, et met-toi de ce côté. Voilà. Quand un elfe entrera, tu les lanceras sur sa tête à mon signal. D'accord ?
- Euh... Oui... Mais... Ton bras, ton pouce ! Tu dois avoir mal ! Laisse-moi regarder, Raphaël !
- Non, pas question ! s'écria le Prince. Ce n'est rien ! Et puis préoccupe toi surtout de sortir d'ici. »
Pauline, vexée par le refus catégorique du jeune homme, réfléchit.
Pendant ce temps, le peuple des elfes s'agglutinait face aux potences fleuries de rouge. L'excitation et l'impatience étaient palpables dans l'air, qui sous les rayons ardents du soleil, rendait l'atmosphère lourde. Il y avait énormément d'elfes masculins, mais des femmes figuraient aussi, parfois même avec des enfants, qui agitaient dans leurs petites mains des drapeaux rouges. Le Roi apparut alors, et débuta un long discours sur la nécessité de corriger des êtres malfaisants comme Pauline et Raphaël. Lorsque tout le monde eut bien applaudit et salué le Souverain, Annabelle prit la parole en peignant les nains comme des ennemis extrêmes qui en voulaient au Royaume des Elfes. Cela attisa à merveille la colère et les ressentiments de la foule. Vint alors le moment où le chef des soldats ordonna qu'on aille chercher les prisonniers.
Un elfe, cette fois petit et trapu, tourna la clef dans la serrure de la cellule, tandis que les deux adolescents se tenaient prêts à intervenir. La porte geignit, et au cri du jeune Prince, Pauline abattit de toutes ses forces ses fers sur le crâne du soldat. Ce dernier s'effondra avant d'avoir pu dire « ouf ». Ravie de son coup, elle chercha l'approbation dans le regard de celui qu'elle aimait, sans la trouver, puisqu'il était déjà sorti de la pièce et l'attendait. Quand la fée l'eut rejoins, ils coururent le long d'un couloir semblable aux autres, sombre et sale.
Pauline attrapa la main droite du jeune homme, sans cesser de courir.
Ils arrivèrent sans encombre jusqu'à la cour fleurie dans laquelle la jeune fille avait atterrit. Ne sachant par où se diriger à présent, ils s'arrêtèrent. C'est alors qu'ils entendirent un sifflement strident venant des airs. Levant les yeux, Raphaël reconnut Barboue sur un oiseau vert, ressemblant à un moineau, en nettement plus grand. La bête fit un piqué, et attrapa les deux adolescents avant de remonter dans le ciel et de prendre la direction du Palais Transparent. Encore abasourdis, ils ne prononcèrent aucun mot avant d'apercevoir la vallée verdoyante. Le moineau géant vert commença à ralentir et se posa à quelques mètres du trou de verdure. Raphaël et Pauline remercièrent chaleureusement le Nain qui semblait trouver cela naturel, puis empruntèrent l'entrée qu'ils avaient utilisée à leur arrivée. Cette fois, Pauline déplia ses ailes avant de s'écraser au sol. Raphaël atterris dignement, gracieusement, presque sans un bruit. La jeune fille le regarda avec un sourire admiratif.
« Comment fais-tu cela ? Tu n'as rien pour retenir ta chute, et tu arrives tout en douceur ! s'exclama t-elle.
- Oh, des années d'entraînement intensif ! soupira le jeune homme. Mon père m'a appris bien des choses... Viens, il est temps de se rendre présentable avant de faire le rapport de notre échec au Roi. »
Alors que le jeune couple se dirigeait vers les étages supérieurs, un grondement sourd se fit entendre, s'amplifiant à chaque seconde. De stupeur, ils s'arrêtèrent net et se rapprochèrent sensiblement l'un de l'autre. Les bibelots en cristal tremblaient et menaçaient de venir exploser en des millions de fragments sur le sol que les secousses rendaient opaque. Les Nains autour d'eux paniquaient, et tous couraient dans tous les sens. Des exclamations apeurées jaillissaient.
« C'est la fin du monde ! », « Mes enfants ! », « Les Elfes attaquent ! », « Le Palais s'écroule ! ».
Malheureusement pour le peuple des Nains, Raphaël pu apercevoir au travers des cloisons du Palais une armée imposante d'Elfes armés, casqués, et fins prêts à la bataille, l'horizon se brouillait d'une poussière grisâtre, tandis que l'imposant cortège militaire avançait.
« Pauline ! Reste ici ! Surtout ne bouge pas ! Les Elfes attaquent ! Je me dois d'aider le Roi des Nains, mais toi, reste ici, en sécurité !
- Non, je ne resterai pas ici à rien faire pendant que tu te feras tuer au combat ! Non, Raphaël ! Je ne suis pas comme ça ! Je viens ! Et quoi que tu dises, je te suivrais, rétorqua la jeune fée. »
Résigné, le jeune Prince attrapa Pauline par le bras, ordonna aux petites habilleuses de les préparer à un rude combat. En deux temps, trois mouvements, Pauline fut vêtue d'un pantalon de cuir rouge, très près du corps, et d'un haut léger en cuir lui aussi, largement décolleté (la jeune fille s'empressa de corriger ce petit problème en attachant le cordon afin de fermer un peu le large col). Ses cheveux furent tressés et noué étroitement pour qu'elle ne soit pas gênée pendant l'éventuelle bataille. Raphaël, lui, fut vêtu d'une chemise blanche ample et d'un pantalon d'une fibre inconnue des Humains, modulable selon les mouvements. Ils coururent le plus vite possible sur le toit du Palais, et observèrent avec effroi l'étendue de soldats étrangement immobile à présent, tout autour de la vallée des Nains.
« Pauline ! As-tu une idée, un plan ? Je ne sais pas du tout quoi faire et on ne peut pas rester là, à attendre que tous les Nains soient exterminés !
- Euh... Je pensais que tu aurais une idée... Je peux voler jusque là-bas, et... Je sais ! Je dois aller voir le sorcier ! Ne bouge pas, je reviens ! »
La jeune fille se précipita, et en un instant, le jeune Prince se retrouva seul, inquiet, sur le toit transparent.
Pendant ce temps, l'adolescente courait dans le dédale de couloirs et d'escaliers. Quand enfin elle arriva à destination, le sorcier n'était pas dans sa grotte. Pauline appela, en vain. Paniquée, car chaque seconde comptait, elle remonta quelques étages, et dérangea sans scrupule le Roi en pleine réunion d'urgence.
« Votre Majesté ! Je dois voir le sorcier ! Il n'est pas encore trop tard, j'ai la solution pour éviter le combat, mais il me faut votre sorcier ! »
Abasourdi par cette interruption soudaine, le Nain se laissa emporter par la fée jusqu'à la grotte souterraine.
« Oliver ! Sortez ! Vite ! »
Quand l'homme de Feu apparut, le Roi entreprit de retourner auprès de ses Conseillers, tandis que le sorcier attendait les ordres de Pauline.
« J'aurais besoin de pouvoirs. Maintenant, annonça la jeune fille.
- Des pouvoirs magiques ?! s'exclama l'homme. Maintenant ? Mais ! Réalisez-vous le danger que cela représente ? Les seules personnes à avoir le droit d'obtenir de véritables pouvoirs sont des Nains qui ont été formés toute leur vie pour résister aux dangers que cela procure sur soi-même !
- Vous croyez vraiment que l'on a le temps, là ? s'énerva-t-elle. Il me les faut, tout de suite ! Sinon tous les Nains seront morts dans deux heures tout au plus ! Ils nous ont encerclés ! Vous devez me faire confiance...
- Bon... Je peux vous fournir de la magie pendant... disons... une heure maximum, expliqua-t-il en lui tendant une fiole rouge. Les effets s'évanouiront d'eux-mêmes. Et vous devez vous rappeler que la magie des Nains fonctionne essentiellement grâce à la nature. Pensez à invoquer les éléments ! » hurla le sorcier alors que Pauline courait déjà pour rejoindre Raphaël.
Lorsqu'il la vit, il se releva, et leva un sourcil interrogateur.
« Pas le temps ! C'est toi qui vas rester ici ! Si je ne suis pas revenue dans une heure, c'est qu'il y a un problème ! »
La jeune fille embrassa furtivement le Prince qui ne savait ni quoi faire, ni quoi dire, puis sauta du toit.
Le vent fouettait son visage. Elle déploya ses ailes avec facilité, et se dirigea vers l'armada d'Elfes qui se trouvait sous elle. En vol, elle avala le contenu du flacon vermeil et sentit le liquide lui brûler la gorge. Alors qu'elle approchait de la terre, les archets des Elfes la visèrent, les flèches empoisonnées prêtes à être lâchées. La jeune fille leva alors ses mains, en signe de paix pour atterrir sans dommages. Ce qu'elle arriva à faire.
« Vous ne pouvez rien contre les Nains ! cria-t-elle. Ils sont protégés par une force que vous ignorez ! Essayez toujours de descendre dans cette vallée, cela vous sera impossible... Et douloureux ! »
Pauline sourit de toutes ses dents, se sentant puissante. Les Elfes se regardèrent, soudainement soucieux. Si la jeune fée ne mentait pas, qu'allaient-ils bien pouvoir faire ? Abandonner la guerre avant même d'avoir pu commencer ? Alors le chef des armées se dévoua.
« Nous allons voir si vous dites vrai, demoiselle. Je vais moi-même vérifier vos dires. »
Sur ce, il se dirigea vers la vallée. Pauline attendit qu'il ait fait dix pas, puis invoqua la foudre. Un éclair énorme frappa l'Elfe en pleine poitrine, tandis que la jeune fille se courba. La magie demandait une grande énergie, qu'elle n'avait pas. Pourtant elle devait tenir ! Pour sauver tout un peuple ! Elle se redressa alors fièrement, ignorant la douleur fulgurante qui inondait soudain ses tempes...

Les autres soldats poussèrent un cri d'effroi et reculèrent instinctivement. Pauline souriait. Elle était terrifiante, car ses yeux exprimaient à la fois la douleur mais aussi la victoire, et ses longs cheveux volaient au vent après s'être dénoués. Dans un dernier effort, elle ordonna au vent de la porter, et lorsqu'elle atteint environ deux mètres de hauteur, elle s'effondra.
Raphaël la vit tomber du haut du Palais Transparent et se précipita. Il ne voulait pas la perdre encore une fois. Pas cette fois. Cette fille était incroyable. Courageuse, oui, mais terriblement naïve, au point que l'on pourrait la qualifier de suicidaire. Les dédales de couloirs lui parurent une éternité, et quand enfin il sortit à la lumière du jour, l'armée elfique avait disparue. Son c½ur s'affola, et ses yeux cherchèrent Pauline, jusqu'à ce qu'ils se posent avec effroi sur une forme indistincte. Il reconnut alors ses cheveux magnifiques. Il courut vers elle et tâta son cou à la recherche de son pouls du bout des doigts de sa main gauche avant de se souvenir qu'il ne ressentait toujours rien de ce côté. Quand il utilisa sa main droite, c'était comme si il utilisait encore celle insensibilisée. Alors, seulement, toute l'horreur de la mort de Pauline s'étala devant ses yeux. Prenant la jeune fille dans ses bras, il découvrit sous la peau du bras hâlé de la fée, une tache de sang qui prenait de plus en plus d'ampleur. Un Pacte. Et elle l'avait trahi. Telle était la raison de sa mort.
Le Prince, choqué, parvint en titubant jusqu'au Palais des Nains. Arrivé sur le sol de cristal, il s'effondra et pleura.
Deux heures plus tard, le jeune homme avait retrouvé un peu de lucidité et demanda une audience au Roi. Lorsqu'il l'obtint, il supplia l'homme de le laisser rentrer dans sa contrée, afin de pouvoir prévenir sa mère et celle de Pauline de la mort de l'adolescente. Devant tant de peine, le Roi ne réfléchit pas deux secondes, et prononça ces paroles :
« Que le Pacte énoncé soit annulé, que le sang circule comme avant, que la promesse disparaisse, que les sens recommencent, qu'il ne reste rien que le mien. ».
Le bras gauche de Raphaël devint soudain plus léger, et les sensations dans sa main affluèrent.
« Oh, je ressens ! Enfin ! Je ne savais pas qu'un Pacte provoquait une insensibilisation ! s'écria le jeune homme.
- C'était un moyen de vous prévenir ; le Pacte était sur le point d'être rompu lorsque vous avez été emprisonné par les Elfes. Mais, allez, n'attendez plus. Je vous permets de disposer. Allez voir le sorcier et demandez-lui un Retour. »
Infiniment reconnaissant, le jeune homme descendit les marches, Pauline dans ses bras, et des larmes dans les yeux, puis entra dans la grotte. Pour une fois, le sorcier était présent, et il accéda vite à sa demande. Moins de dix minutes plus tard, Raphaël était de retour chez lui.
Dans la salle d'Arrivées l'attendait Isab'aile, qui l'accueillit chaleureusement, les yeux écarquillés. Dehors, l'orage grondait. Raphaël n'entendait que le bruit des gouttes contre le toit du Palais, et un bourdonnement qui lui était désormais familier.
« Mon fils... Viens ici... Pose la... Voilà ! Viens dans mes bras... »
Pendant quelques secondes que dura l'étreinte maternelle, il oublia la mort de celle qu'il aimait. Sa mère fut vite rappelée à ses devoirs de Reine du Monde Mélangé. Pour les gouvernants de ce monde, le travail n'était pas ce qui manquait. Le Monde Mélangé comprenait un peu de tous les peuples recevant des Dons ou des Prières, c'est-à-dire les Nains, les Elfes, les fées (bien que très rares), les Lutins, etc. Les parents de Raphaël étaient donc appelés Reine et Roi Donneurs puisqu'ils étaient les seuls à pouvoir attribuer son dû à chacun.
Lorsque le jeune homme se trouva à nouveau seul, il posa des yeux embués de larmes sur Pauline, inerte, puis décida de la préparer à sa Disparition de Fée, qui se résumait par une fragmentation du corps, une transformation en paillettes dorées, et un éparpillement à l'endroit du choix de ses plus proches parents.
Raphaël entra dans sa suite privée de Prince, et appela Cablot, son lutin habilleur.
« Peux-tu vêtir cette jeune fille pour sa Disparition, s'il te plaît ? demanda l'adolescent.
- Bien sûr, votre Altesse. Laissez-moi faire. Elle sera parfaite. »
Le jeune homme sortit de la pièce, laissant le lutin faire son travail, puis se dirigea vers le jardin du Palais. La pluie tombait toujours, et se fut pour Raphaël comme si les nuages compatissaient. Les fleurs courbaient l'échine face au poids des gouttes. Une demi-heure plus tard, il rentra, dégoulinant, car Cablot l'avait appelé. Pauline était magnifique. Son corps si gracieux habituellement, d'une immobilité douloureuse à présent, était délicatement voilé par un sort Opaque. Une brume blanche cachait donc les formes de la jeune fille, tandis que les fragments de peau qui restaient à voir étaient couverts de paillettes argentées, signifiant clairement la mort, et la prochaine Disparition. Les paupières closes étaient, elles, couvertes de noir charbon et les lèvres de la même couleur. Pauline était méconnaissable, car même sa peau était devenue blême.
Le jeune homme se sentit extrêmement et ridiculement romantique, mais ne pu s'empêcher de déposer un baiser sur les lèvres sombres et glacées de Pauline. Lorsqu'il se releva, quelqu'un se trouvait derrière lui. Il le sentait. Pensant que c'était sa mère, il se retourna doucement et préparait un triste sourire, lorsqu'il reconnut Annabelle.
« Qu'est-ce que tu fais là ? cracha-t-il.
- Je suis venue me recueillir sur le corps de ta bien aimée, mon chéri ! s'exclama l'envoûteuse jeune femme, avec un sourire décourageant.
- C'est faux ! Tu étais jalouse de son Don, et... Je réitère ma question : qu'est-ce que tu fais chez moi ?
- Oh, tu as raison, je suis venue me réjouir de la mort de ce charmant moustique ! Et sache, mon cher neveu, que je suis ici en visite familiale. »
Isab'aile finissait de répondre aux questions pressantes posées par un journaliste Nain concernant le mystérieux retour avancé de son fils, tout en pensant à la douleur que ce dernier devait ressentir. Lorsque enfin elle put se libérer, elle décida d'aller soutenir son fils. Traversant les couloirs de marbres et de cristal, elle s'arrêta devant la suite de Raphaël. Des voix. Son fils parlait avec quelqu'un. Le ton de la discussion était tour à tour menaçant, tour à tour charmeur, et la Reine prit la décision d'entrer pour éclaircir ce mystère. C'est avec surprise qu'elle constata que le jeune homme parlait à une belle jeune femme, beaucoup trop vieille pour lui, quand tout à coup, la silhouette féminine se retourna.
« Isab'aile ! Comme tu m'as manqué ! s'écria un tourbillon de cuir qui vint se blottir dans les bras étonnés de la Reine.
- An...Annabelle ?! C'est toi ?
- Maman ? Vous connaissez cette femme ? demanda le jeune homme, incrédule.
- Oui, mon fils, c'est ma s½ur ! ».

Noir. Bourdonnements intenses. Obscurité aveuglante. Sifflements aigus.
Pauline ne comprenait pas ce qu'il lui était arrivé. Elle se souvenait de son élévation dans les airs autour de l'armée elfique, puis, plus rien. Depuis qu'elle avait reçu son Don, elle avait une fâcheuse tendance à s'évanouir, et elle trouvait cela énervant. Cependant, cette fois, elle ne parvenait pas à émerger. Elle sentait que sa notion du temps était désormais erronée. Elle avait l'impression d'être minuscule, dans une coquille vide gigantesque, qui ne comportait aucune issue, aucune échappatoire. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'elle se demanda si elle n'était pas morte. Pauline commença à s'inquiéter. Il y avait tellement de choses qu'elle aurait dû faire et qu'elle avait retardées ! Tellement de choses qu'elle aurait dû dire aux gens qu'elle aime et qu'elle n'avait pas prit le temps de dire ! Peut-être était-elle désormais réduite à l'état d'âme dans les tourbillons des Enfers ! En tous cas, ce ne pouvait être le Paradis. Pas de fleurs, pas de soleil, pas de douces odeurs, pas de lumière, simplement. Seulement du noir.
Puis elle se souvint. Le Pacte. Annabelle. Lorsqu'elle était encore dans la grotte de la jeune femme brune, elles avaient prêté serment. Mais Pauline n'en connaissait pas les conséquences. Dans son désespoir concernant la trahison de Raphaël, elle avait naïvement fait sa promesse...

Quelques heures plus tard, la mère de Pauline avait été mise au courant, et avait été amenée dans le Monde Mélangé grâce à un Homme qui avait le Don de déplacer les personnes où il voulait et quand il voulait.
C'est ainsi que Carine Swan se retrouva dans le Palais de la Reine Isab'aile, à pleurer tout son soûl. La vérité avait été très dure à apprendre pour elle ; sa fille était tout ce qu'elle possédait. Le seul désir de Carine à présent, était que l'on procède vite à la Disparition, afin qu'elle ne voit plus ce corps blafard et puisse garder en sa mémoire le visage souriant de sa fille chérie.
Tout le Palais était en mouvement, décorant de noir et argenté ici une porte, ici un pan de mur... Lors d'une Disparition, toutes les personnes venues se recueillir devaient être vêtues de noir. Comme dans le monde des Humains. C'est pourquoi la majeure partie des créatures et hommes croisés dans les couloirs étaient tous aussi sombres les uns que les autres.
Quand la cérémonie pu commencer, Pauline était allongée sur un socle de cristal, qui la faisait paraître encore plus blanche qu'elle ne l'était déjà. Le Roi, la Reine, Raphaël, Annabelle et Carine étaient les plus proches de la jeune fille, tandis que le reste du peuple du Monde Mélangé versait une larme, plus loin derrière, pour la dernière personne en date à avoir reçu le Don Suprême. La fragmentation allait commencer. Maître F., un lutin magicien, commença les incantations, et le corps de Pauline se souleva. Dans un soudain éclair, le ciel se zébra, et le corps de la jeune fée se brisa en mille morceaux. Des sanglots bruyants venaient de sa mère, tandis qu' Isab'aile s'essuyait discrètement avec son mouchoir en satin brodé, et que Raphaël levait vers le ciel une joue humide de pleurs.
Ce que personne ne vit tout d'abord, fut que les paillettes normalement devenues dorées étaient restées argentées. Elles commençaient une descente vers le sol, quand elles devinrent subitement rouge sang. Des cris se firent entendre de la part du peuple, et le couple royal interrogeait leurs savants, mais rien de tel ne c'était jamais produit auparavant. Les citoyens s'éparpillaient, affolés, et seul Raphaël ne se mit pas à l'abri. Il pressentait quelque chose. Il ne savait pas quoi. Mais ses yeux ne pouvaient se détacher du spectacle qu'offraient les paillettes vermeilles. Le vent les portaient et les mélangeaient, quand soudain une force étrange et palpable rassembla les morceaux de Pauline. Son corps redescendit brusquement vers le socle. Le sort opaque qui l'entourait avant la cérémonie était le même si ce n'est qu'il était lui aussi devenu d'un rouge éclatant. Rien n'indiquait qu'elle vivait de nouveau, tellement sa peau était blanche. Mais la jeune fille avait les joues roses. S'approchant d'elle, Raphaël pu constater qu'un mouvement infime agitait sa cage thoracique. Son c½ur battait. Enfin.

Pauline se redressa soudainement en inspirant un grand coup. Raphaël recula, surpris, puis se jeta sur elle et la serra dans ses bras. Elle n'avait pas eu le temps de comprendre ce qu'il lui était arrivé, mais elle appréciait cette étreinte douce et chaleureuse. Il lui avait manqué, elle avait eu tellement peur de le perdre...
« Pauline ! Ca fait du bien de t'avoir près de moi... Vraiment... annonça t-il, sincère.
- Raphaël, répondit la jeune fille en s'éclaircissant la voix pour pouvoir continuer, je suis là... encore...
- Heureusement ! Je n'aurais pas pu continuer sans toi... Viens, tu es splendide. Il faut que tu te voies ! »
La jeune fée ne comprenait pas de quoi parlait le Prince mais elle se laissa entraîner dans le Palais jusqu'à la suite du fils du Roi, devant un miroir.
Lorsqu'elle se vit, Pauline fut obligée de toucher le verre lisse pour comprendre que c'était bien son reflet qu'elle voyait. Elle avait tant changé...
Sa peau mate s'était éclaircie au point de devenir presque translucide. On pouvait voir sur ses bras et dans son cou les veines qui y couraient. Un ruban de gaz rouge entourait son corps frêle et nu (ce qui la fit frissonner, avant de comprendre que le voile formé par le sort était opaque). Ses longs cheveux châtains avaient brunis et ses yeux verts étaient devenus eux aussi beaucoup plus foncés, noirs même, faisant ressortir les paillettes dorées qui décoraient le tour de sa pupille. Curieuse, l'adolescente déploya ses ailes, et les découvrit d'un noir transparent, décoré de filets d'argent magnifiques. Elle restait fascinée par l'image que lui renvoyait le miroir, mais Raphaël dû l'en détacher, car le Roi et la Reine Donneurs demandaient à la voir. Pauline reprit tant bien que mal ses esprits et laissa de nouveau le jeune Prince la guider dans le Palais, jusqu'à la salle du Trône, la première pièce que la jeune fée avait pu voir. Pendant tout l'entretien, la Reine fut chaleureuse et lui demanda comment elle allait. Le Roi, cependant, toujours aussi grincheux, se contenta de la regarder d'un air circonspect.
Les raisons de ce retour à la vie étaient inconnues de tout le monde. Personne n'avait connu de cas similaire.
Lorsque Pauline fut libérée, le Prince l'attrapa par la main, et l'entraîna encore vers sa suite. Il demanda à Cablot de vêtir l'adolescente, ce qu'il fit avec beaucoup de succès. Pauline portait à présent une robe blanche et argent, qui descendait bien au-delà de ses chevilles.
Raphaël l'embrassa et se jura intérieurement de ne plus jamais la quitter des yeux. Il s'en voulait suffisamment de l'avoir laissée aux griffes de sa tante !
« Je dois aller voir ma mère, Pauline. Je dois la prévenir qu'Annabelle doit partir ! Je ne veux pas la voir près de toi, et près de personne que j'aime, d'ailleurs ! Mais avant, j'aimerai que tu m'expliques quelque chose, annonça le jeune Prince.
- Oh, Raphaël, va voir ta mère. Je te promets de tout te raconter sans rien omettre à ton retour. »
Les yeux de la jeune fée étaient si sombres et soudain si tristes, qu'il n'insista pas et s'éloigna d'elle à regrets.
Pauline réfléchit longuement. Son bras portait encore une marque rouge sang à l'endroit où le Pacte avait explosé. Pauline se demanda tout à coup comment elle avait pu promettre une chose aussi absurde. Lorsque le Prince revint, contrarié car sa mère n'avait rien voulu entendre, trop occupée à écouter les aventures de sa s½ur pendant son absence, la jeune fille tressaillit.
« Pauline ! Tu sais que tu n'es pas obligée de m'en parler... C'est juste que j'aurais aimé savoir pourquoi j'ai failli te perdre...
- Je sais, Raphaël, je peux t'en parler, mais c'était tellement idiot de ma part...
- ... Et tu n'as rien à te reprocher, Pauline ! C'était de ma faute si tu étais dans un état pareil !
- Arrête de me trouver des excuses ! s'exclama la jeune fille. Ce n'était même pas de ta faute et tu le sais ! La véritable coupable, c'est Annabelle ! Mais je dois t'en parler. Pour moi. J'en ai besoin. »
Elle marqua une longue pause avant de pouvoir continuer.
« Quand nous étions dans la grotte, tu sais comment j'étais. J'aurais fait n'importe quoi, n'importe quand et comment. Je me suis trouvée tellement abasourdie par ce que j'avais vu ! Annabelle a essayé de me réconforter, ce faisant faussement douce et cajoleuse, ce que toute personne normale aurait remarqué. Elle m'a expliqué que si je voulais, elle pourrait m'aider à te retrouver sans que tu essaies de me tuer. A une condition. Elle savait qu'il y aurait une guerre très prochainement entre les Elfes et les Nains. Elle m'a fait promettre que quand je t'aurais à nouveau à mes côtés, je m'engagerai dans la bataille de toute mon âme. C'est même elle qui m'a conseillé de demander des pouvoirs magiques... J'imagine à présent qu'elle savait que cela me tuerait. C'était son but, d'ailleurs, n'est-ce pas ? M'éliminer parce que j'étais trop puissante ? Mais cela n'a pas marché. J'ai en quelque sorte brisé le Pacte lorsque j'ai senti que les pouvoirs me rongeaient de l'intérieur. C'est là que j'ai compris tout ce qu'impliquait la promesse que je lui avais faite. Au lieu de renoncer et de la satisfaire, j'ai senti que je devais résister encore. Je ne t'avais pas assez vu, je ne pouvais terminer ma vie ainsi, pas après tout ce que j'avais fait pour en arriver là... J'ai mis toutes mes dernières forces dans mon combat contre la magie qui circulait désormais en moi. Et j'ai gagné, je crois. Mais j'ai soudain ressenti une intense douleur dans mon bras, au niveau de l'endroit où Annabelle avait inséré une fine lame de verre. Elle a explosé... »
Lorsque Raphaël comprit tout ce que cette tentative de meurtre signifiait, il gronda intérieurement et serra Pauline contre lui, jusqu'à ce que les larmes de cette dernière se calment.
Les deux adolescents passèrent le reste de la journée à parler et à se confier l'un à l'autre. Ils en avaient presque oublié ce qui s'était passé quelques heures plus tôt. Tard dans la soirée, alors que la nuit était déjà bien avancée et que Pauline et Raphaël parlaient encore, le Roi fit irruption dans la suite de son fils. Il avait comprit, et bien que cela l'énervât prodigieusement, il l'acceptait désormais, que la relation de son fils avec cette fée était telle qu'il ne pouvait rien y faire. C'est pourquoi il se contenta de grogner qu'il était temps pour eux de se séparer et d'aller dormir. Pauline embrassa rapidement le jeune Prince et se leva.
« Père. Il est hors de question que Pauline soit sans surveillance tant que la s½ur de Mère est là. C'est elle qui a essayé de la tuer, et je ne la laisserai pas recommencer. »
De guerre lasse, le Roi n'ajouta rien de plus, fit venir un valet, lui demanda de préparer un autre lit dans la suite du Prince et s'éloigna.
C'est donc au milieu d'une nuit curieusement sombre que la Catastrophe survint.
Rien n'aurait pu présager ce drame, au regard des habitants du Monde Mélangé. Et pourtant, Raphaël, bien que ravagé par la nouvelle, n'en sera pas étonné.
Le lendemain matin, lorsque Pauline ouvrit les yeux, le jeune homme était à ses côtés, regardant la fée le plus tendrement du monde.
« J'attendais que tu te réveilles. Ma mère nous demande. J'appelle Cablot pour qu'il t'aide à t'habiller, puis nous iront la voir. »
Quelques instants plus tard, les deux jeunes gens se dirigeaient main dans la main vers la suite de la Reine.
Lorsqu'ils entrèrent, Isab'aile avait les yeux rouge et tenait un mouchoir dans sa main.
« Mon fils ! Oh, mon Dieu... Qu'ai-je fait pour mériter cela ! Asseyez vous...
- Mère ! Que se passe-t-il ??
- Votre Père demande la Déchirure. »

Abasourdi par la nouvelle, le jeune homme se laissa tomber en arrière, sans se soucier de savoir si un fauteuil serait là pour le réceptionner.
Pauline, sur ses gardes, parvint à attraper une petite chaise en bois avant que le Prince ne tombe à la renverse. La jeune fille n'avait pas la moindre idée de ce que signifiait cette Déchirure. Encore un terme dont elle ignorait le sens. Raphaël tourna lentement ses yeux vers elle, et ne saisit pas l'indifférence dans son regard dans le bon sens. Il ne comprit pas qu'elle ne pouvait réagir sans comprendre ce qui se passait. C'est pourquoi il fut déçu par Pauline. Heureusement, la Reine s'expliqua.
« Tu ignores ce qui signifie cette Déchirure, n'est-ce pas, Pauline ?
- Oui, Isab'aile. Je nage dans le brouillard, là.
- Je vais t'éclaircir. La Déchirure est plus ou moins l'équivalent du divorce dans le monde normal. Sauf que dans mon cas, cette séparation est lourde de conséquence. Comme je suis la Reine Donneuse, mon rôle est très important. Il est stipulé que si le Roi Héritier du Trône, comme c'est le cas ici, décide de se séparer de son épouse, celle si se voit retirer tous ses droits au pouvoir, et doit automatiquement quitter le Monde Mélangé. De plus, le Roi se voit obligé de choisir une seconde épouse en l'espace de trois jours après la Déchirure officielle. J'ai toujours été aux côtés du Roi, afin, le plus souvent, d'essayer de le rendre plus doux, moins dur avec ses sujets. Sans moi, il se serait transformé en tyran en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Comme je le disais il y a quelques instants, les conséquences seront multiples, d'autant plus que, à ma plus grande surprise, mon ex-mari à choisi pour Reine Donneuse, ma...
- Annabelle ! hurla Raphaël. C'était évident ! Ce retour soudain à la Cour ! J'en entrevois enfin le but ! Mais c'est trop tard ! Et père sera plus terrible que jamais à ses côtés ! Il sera invincible, grâce au Don de votre s½ur, mère. Elle peut annuler les ordres. Je pense même qu'elle est capable d'annuler un Pacte, même si je n'en ai pas de preuve !
- Mon fils... Tu as tout deviné. Seule reste une information capitale pour ton avenir. Le Roi demande ta garde complète. Et comme il est le seul, en temps que Roi, à pouvoir décider de ton sort, tu devras rester à ses côtés, sans pouvoir me voir ni me parler. Ne te laisse pas abattre ! Je compte sur toi, sur vous, même, Pauline, pour vous protéger l'un l'autre de ce vieux rabougris, excusez l'expression.... »
Sur ces paroles, la Reine, ou plutôt l'ex-Reine se mit à verser toutes les larmes de son corps sans pouvoir les retenir. Les adolescents l'entourèrent de leurs bras. Quelques minutes plus tard, elle parvint à leur expliquer que Carine Swan lui avait proposé de venir chez elle, dans le monde ordinaire et qu'elle avait accepté.
Pauline réalisa qu'elle n'avait pu revoir sa mère depuis son miraculeux retour à la vie. Elle avait été tellement heureuse de retrouver son amour qu'elle en avait occulté sa propre mère !
Le temps passa le plus lentement du monde cette journée. Pauline rendit visite à sa mère, elles passèrent leur temps à se raconter leurs aventures, même si la jeune fille avait plus à dire que Carine.
Pendant ce temps, Raphaël profita de ses derniers instants auprès de la Reine. Comme n'importe quel enfant, il vivait cette séparation très mal, comme une trahison de la part du Roi. Il savait qu'Isab'aile avait raison ; il ne pouvait rien faire face à cette décision irréfutable. Il devrait rester obéissant. Et accomplir les missions données par son père, aussi horrible soient elles. Mais il était néanmoins soulagé de voir qu'il pourrait rester auprès de Pauline. Le Roi était cruel mais pas bête. Il savait qu'avoir une fée dans son Palais pouvait lui être très utile. Le soir même, l'annonce officielle fut donnée. Des murmures désapprobateurs parcoururent le peuple entier, car Isab'aile était très aimée. Mais tout le monde acceptait la décision. Personne n'avait rien à redire. La Roi Donneur choisit évidemment Annabelle pour Reine, une sorte de couronnement eut lieu, et la vie repris son cours pour les citoyens du Monde Mélangé.

Pauline et Raphaël prenaient du bon temps dans les Jardins du Palais, lorsque le Roi les fit appeler. Même si l'annonce d'une prochaine mission ne leur faisait pas plaisir du tout, ils se dépêchèrent de rejoindre la salle du Trône.
Le Roi, aux côtés d'Annabelle, paraissait encore plus petit qu'auparavant, la nouvelle Reine Donneuse étant plus grande encore que la précédente.
« Mes chers enfants, s'exclama Annabelle. Qu'il est bon de vous voir ! »
Un sourire carnassier se dessina sur les lèvres vermeilles de la nouvelle Reine.
« Mon fils, j'ai une mission à te confier, à toi et à ta chère amie. Vous allez rester longtemps loin du Monde Mélangé. Cela parfera votre formation, et clôturera vos épreuves de missions-test. Je sais, jeune Fée, que ce ne sera que ta troisième mission, la plus décisive, donc, mais tu as fait tes preuves. Vous vous rendrez au Pays des Hommes Giganscules, qui ont besoin de mains d'½uvre pour labourer leurs champs, et ne reviendrez qu'à la fin des moissons, c'est-à-dire dans environ deux mois. Ensuite, je t'autorise, Raphaël, à te rendre chez les Humains pour voir ta mère. Vous pouvez disposer. Vous partez dès demain. »
Les deux jeunes gens sortirent de la grande pièce et se concertèrent du regard. Tous deux étaient d'accord.
« Cette mission est bidon ! s'exclama Pauline.
- Mon père cherche à nous éloigner du Monde Mélangé, et nous devons lui obéir, mais va savoir ce que nous retrouverons ici en rentrant... annonça tristement le Prince.
- Certainement une forme de dictature. Le point positif est que tu peux aller voir Isab'aile ! Et je verrai aussi ma mère ! »
Raphaël sourit devant l'optimisme inébranlable de Pauline. La jeune fille l'enlaça et se hissa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur la joue halée du jeune homme. Ce dernier se laissa faire et attrapa la main blanche de la fée en guise de réponse. Quelques instants plus tard, les adolescents étaient retournés dans la suite de Raphaël. Ils parlaient de choses et d'autres, en même temps que de guider Cablot dans l'élaboration de leurs bagages pour le voyage à venir. Lorsque la lune s'éleva dans le ciel, Pauline s'approcha de la fenêtre. Les plantes du jardin prenaient une magnifique teinte argentée sous l'astre céleste, et l'eau des fontaines scintillait.
Soudain, un rayon de clair de lune jaillit tel un projectile et se rua sur la jeune fille. Raphaël, qui se trouvait à quelques pas derrière elle, parcouru en quelques enjambés l'espace qui les séparait et entoura la jeune fille de ses bras. La lumière argentée traversa la fenêtre. Quand elle toucha la peau Pauline, le moindre fragment de peau de l'adolescente se mit à briller. Elle devenait une lune à elle seule. La jeune fée regardait Raphaël sans oser bouger, ne serait-ce qu'un cil.
« Ne bouge pas, je suis là », la rassura le jeune homme, inquiet par ce nouveau phénomène.
Lorsqu'un nuage passa dans le ciel, voilant l'éclat de l'astre, la peau translucide de Pauline redevint normale. Rapidement, elle s'éloigna de la baie vitrée.
« Qu'est-ce que c'était que ça, encore ?
- Je ne sais pas, ma Pauline. Mais tu étais splendide. As-tu souffert ?
- Non, pas le moins du monde, mais j'ai eu peur ! Pourquoi est-ce que ces choses n'arrivent qu'à moi ?
- Ma mère te l'a dit, avoir obtenu le Don Suprême amène à faire de grandes choses, et il semblerait que tu sois encore plus exceptionnelle qu'une simple fée.
- Comment ça ? Je brille de mille feux quand je suis sous la lune ! Youpii ! Et, questions secondaire : ça me sert à quoi ? ironisa la jeune fille.
- Ne prend pas ça à la légère ! Je pense que tu étais en quelque sorte métamorphosée en lune, se qui te permet de contrôler au moins la marée ! s'enthousiasma le jeune Prince.
- Quoi ?! Je pourrais contrôler l'eau ?! J'aurais des pouvoirs magiques ?! Je veux aller voir ça. Viens, on sort dans les Jardins, je veux essayer près d'une fontaine mon nouveau don. »
Raphaël n'eut pas le temps de l'arrêter, elle était déjà sortie de la pièce. Il était tard, la nuit semblait déjà bien avancée. Il courut pour la rattraper. Pauline marchait d'un pas vif vers la première fontaine, toute scintillante qu'elle était. Il la voyait de dos, faisant de grands gestes, devant le liquide immobile.
« Tu avais tort, Raphaël, ça ne marche pas, je ne contrôle rien... »
Abattue, Pauline se laissa glisser jusqu'au sol.
« Peut-être devrais-tu te concentrer, faire de grands gestes ne sert qu'aux super héros ! » suggéra le Prince.
C'est ainsi que la jeune fée se massa les tempes, adossée à la fontaine. Le jeune homme, debout face à elle, la regardait, soucieux, lorsqu'une goutte ronde d'environ cinq centimètre de diamètre s'éleva au-dessus d'elle. Il ne put retenir une exclamation sonore, ce qui eu pour effet de déconcentrer la jeune fille. La goutte arrêta sa progression dans les airs, et s'écrasa sur la tête de Pauline. Ses cheveux noirs lui collaient aux joues, et sur ses cils perlaient des milliers de gouttes, quand elle scruta le visage hilare de celui qu'elle aimait.
« Et tu trouves ça drôle ? demanda la jeune fille, une moue boudeuse sur les lèvres.
- Oui, mais cela apporte aussi la confirmation de ma supposition ! Tu contrôles un élément !
- Ne change pas de sujet ! Tu te moquais de moi !
- Pauline. Ce n'était pas méchant et tu le sais. Viens, il serait temps que nous arrêtions les bêtises pour ce soir et allions nous coucher. Nous partons tôt demain matin, ou plutôt devrais-je dire ce matin, et un voyage fatiguant nous attend. »
Sur ces quelques mots, il pris la main de sa dulcinée dans la sienne, et l'entraîna vers sa suite. Ils s'endormirent côte à côte, dans le grand lit du Prince.
Le lendemain matin, lorsque la jeune fille ouvrit les yeux, les éléments se déchaînaient au-dehors. Les plantes du jardin étaient secouées par un puissant vent, et les fontaines se remplissaient d'eau de pluie. C'était très rare d'avoir un temps pareil dans le Monde Mélangé. Certains habitants y virent même un mauvais présage, et les plus superstitieux d'entre eux quittèrent le Pays au plus vite. Bien leur en prit.
Pauline se leva, en prenant garde de ne pas réveiller Raphaël, et demanda à Cablot de la vêtir pour le voyage. Il était encore tôt, mais le Roi ne tarderait sans doute pas à les faire partir. La jeune fée portait une chemise en soie noire, assortie à ses yeux et à ses cheveux, et une courte jupe dans une matière proche du jean de la même couleur. Le valet la coiffa rapidement d'un chignon dans la nuque. Ce ne fut que quand Pauline se tourna vers le lit qu'elle se rendit compte que Raphaël l'observait. Il se leva, l'enlaça, la serra contre lui et l'embrassa tendrement. La jeune fille savoura ce moment agréable et lui rendit ses caresses. Elle lui effleura la joue et approcha ses lèvres de son cou, quand Annabelle entra sans se faire annoncer.
« Allons, mes chéris, fini les roucoulements ! En route ! Et, Raphaël, ton père et moi avons oublié de t'annoncer que pendant ce voyage, tu ne pourras plus toucher Pauline. C'est un ordre. Allez dans la salle du Trône, que je vous envoie loin de nous ! »
Annabelle sortie de la pièce, les adolescents se regardèrent. Pauline avait des larmes dans les yeux.
« Ne pleure pas, vraiment, elle n'en vaut pas la peine. Tu sais que c'est par pure méchanceté qu'elle fait cela. Nous ne sommes plus au temps de Roméo et Juliette, rien ne nous empêche d'être ensemble. Et elle le sait, expliqua le jeune homme.
- Je sais, je sais ! Mais cela ne te manquera pas ? demanda Pauline, en caressant du bout des doigts le bras du Prince.
- Evidemment que si, mon amour ! Regarde-moi. Nous avons combattu l'ordre de mon père lorsqu'il s'agissait de la parole. Le toucher n'est pas différent. Suivons la. »
Raphaël posa son index sous le menton de la jeune fille et la força à lever la tête, posa ses lèvres sur les siennes, et la serra encore contre lui. Puis les adolescents se rendirent dans la salle du Trône.
« Mon fils. Il est temps que je mette en vigueur l'ordre dont t'a parlé Annabelle. A partir de maintenant, tu ne toucheras plus cette jeune fille. Et comme je sais que tu chercheras tous les moyens pour me désobéir, j'ai trouvé un moyen de t'empêcher une telle bêtise. »
Le Roi fit un signe à Annabelle, qui s'approcha de Pauline, et lui planta dans le bras une épine rouge. Cela s'était passé si vite que le Prince n'eut même pas le temps de réagir.
« Voilà qui est fait ! s'exclama le Roi Donneur. Avec les bactéries DEAD injectées dans le sang de ta dulcinée, je suis sûr que tu n'oseras plus la toucher, car elles ont bien sûr été dressées contre ton ADN. Annabelle, envoyez-les donc chez les Hommes Giganscules ! »
L'habituel jet de lumière rouge survint, puis le noir les envahit.

Elle serra Raphaël dans ses bras. Leurs deux corps pressés l'un contre l'autre dégageaient une chaleur incroyable. La jeune fille se sentait bien. Ils se trouvaient dans une grande chambre rouge sang, dont le lit gigantesque occupait toute la place. Le jeune Prince la fit délicatement s'allonger, et elle sentait la soie des draps contre son dos, tandis que celui qu'elle aimait l'embrassait dans le cou. Pauline le serra plus fort encore... Et se réveilla dans un sursaut.
C'est les joues rouges de honte qu'elle observa le Prince. Raphaël la scrutait, interrogateur.
« Tu as fait un cauchemar ? Tu es rouge comme un Cramoiz !
- Euh... Non, pas vraiment...
- Tant mieux. Je dois t'expliquer le rôle des bactéries DEAD. Accroche-toi, car tu comprendras que la bataille est vaine pour cette fois. Les bactéries de l'épine contenaient une sorte de mission. Disons qu'on leur a appris à se manifester au contact de mon ADN. Si je te touche, ta peau s'enflammera.
- Je brûlerai littéralement ? Même si tu touches ma chemise ?
- Oui, Pauline. Ces bactéries sont très sensibles. Même si tu t'enveloppais d'une dizaine de draps, je ne pourrais te toucher sans te tuer.
- Quelles solutions avons-nous ? demanda la jeune fille d'une voix chevrotante.
- Pour l'instant, aucune. »
Un silence pesant suivit ce dialogue. Pauline prit enfin le temps de regarder autour d'elle. Ils étaient arrivés sur une plage immense de sable fin. Mais ce sable avait quelque chose d'étrange. Autre sa couleur jaune canari, la texture des grains était différente. Pauline remarqua qu'elle était très confortablement allongée sur un sol malléable. Les grains de sable pouvaient être étirés à l'infini, et semblaient un peu gluants. Raphaël se leva, et entreprit de décoller les grains récalcitrants de ses vêtements. Pendant ce temps, la jeune fille cherchait du regard la surface mouvementée d'une mer quelconque, sans la trouver.
« Où est la mer ?
- La mer ? Ah, je comprends. L'étendue noire que tu vois en face de toi pourrait faire office de.
- Mais... Je peux aller la toucher ?
- Oui ! répondit le jeune homme, amusé.
- Ah, mais, c'est tout dur ! Je pourrais marcher dessus !
- C'est bien ce que nous allons faire pour atteindre la ville des Giganscules dont mon père a parlé, annonça le Prince.
- Oh...
- Viens ! »
Les deux adolescents quittèrent la plage pour poser les pieds sur un sol noir de jais.
« Cablot n'aurait jamais dû nous habiller en noir, nous allons nous perdre tous les deux ! s'exclama Pauline en rigolant.
- Il avait de bonnes raisons de le faire, tu sais ! Cette étendue, appelée Gulia, n'est pas sans danger ! Tu t'en apercevras très vite. »
Sur ces quelques mots, Pauline entreprit de marcher sur cette Gulia. C'est avec surprise qu'elle constata la difficulté de la chose. A peine avait-elle fait un mouvement, que la surface plane ondula, formant bosses et creux. La jeune fée tomba à la renverse et se fit mal aux fesses. Raphaël se retint de sourire, sachant que Pauline se vexerait et s'apprêtait à l'aider lorsqu'il se souvint des bactéries DEAD. Gulia paraissait énervée ce jour, et les ondulations s'accentuèrent. Les adolescents commencèrent donc une marche laborieuse. Au bout de deux heures environs et dix mètres de parcourus, Pauline s'énerva.
« Tu te rend comptes du temps qu'on perd, là ? Ce n'est pas que je sois pressée de labourer des champs, mais quand même !! Dix mètres ! En deux heures ! Et la nuit qui tombe !
- Du calme. La nuit tombe vite, ici. Dans quelques secondes, nous serons dans le noir complet. Espérons que la lune nous vienne en aide ! Gulia s'apaise dans l'obscurité. Nous irons plus vite. »
A peine Raphaël eut prononcé ces paroles, qu'un voile noir les rendit aveugles. Puis, lentement, la lune fut découverte par les nuages. A mesure que l'astre apparaissait, Pauline se mettait à briller. La mer noire ne faisait plus que de timides vaguelettes, tout de même aptes à déséquilibrer. Raphaël la détaillait avec admiration, quand il remarqua la ride soucieuse sur le front de la jeune fille. Elle semblait en pleine réflexion, c'est pourquoi il n'osa l'interrompre. Au bout de quelques minutes, il s'impatienta, et ouvrit la bouche pour lui poser des questions, lorsque Pauline étendit ses mains devant elle et écarta ensuite les bras. Elle fit trois fois ce geste, puis, cessa. Devant les deux adolescents s'était créé un sentier où Gulia paraissait impuissante. L'étendue était lisse à cet endroit, sur plusieurs mètres.
« Wouha...
- Je... J'ai pensé que Gulia était peut-être composée d'eau... Alors j'ai essayé... Et ça a marché je crois... Nous irons plus vite ainsi ! »
Pauline avait l'air de s'excuser en disant cela et Raphaël eut envie de la serrer dans ses bras. Cet air qu'elle prenait était celui qu'il aimait le plus, plus encore que son sourire d'ange ou son rire cristallin. Elle était si peu sûre d'elle parfois que le jeune prince se demandait comment elle arrivait à prendre des décisions seule, si le doute la rongeait à ce point après. Il eut tôt fait de la rassurer, et ils s'engagèrent sur le chemin épargné par la fureur de Gulia.



# Posté le dimanche 17 mai 2009 14:19

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 10:21

S'il-vous-plaît, descendez de vos piedestals...

Je veux démentir ce cliché énorme, qui consiste à peindre les adolescents comme mous, venant d'une autre planête, ou alors grossiers et vulgaires, ou les adolescentes véritables poules sur pattes, gloussant, pleurant lorsque leurs cheveux sont délissés ou encore ne faisant pas de sport de peur de se casser un ongle. Parce ce que si il existe des jeunes ainsi, des adultes le sont aussi parfois. Si ils nous croient si différents d'eux, c'est parce que du haut de leur fictive supériorité, ils s'aveuglent seuls, s'empêchant eux-même d'essayer de nous comprendre. Et oui, on a les mêmes problèmes qu'eux, seulement, peut-être qu'on en parle moins ou qu'on s'enferme plus sur nous même...
Oui, on rêve beaucoup, parce que nous, on n'a pas encore perdu cette part d'enfance, innocente (ou alors on s'y accroche). Si certains sont "ramolos", c'est peut-être qu'ils ne vont pas bien, peut-être ont-ils besoin d'aide ? Un adulte qui se laisse aller, on s'inquiète, non ? Alors pourquoi lorsque ça arrive à l'un de nous, l'excuse trouvée c'est : "c'est la crise d'ado !". Ce terme est d'ailleurs étrange. Comme si donner un nom à une période de vie était nécessaire. Comme si c'était une transformation temporaire en un "animal non-identifié".
Moi, je nous trouve plutôt dynamiques, avec nos 32 heures de cours par semaine et nos 10 heures de travail personnel !
Alors, cessez de nous croire venus d'un monde à part, s'il-vous-plaît, et daignez descendre de vos foutus piédestals en plastoc pour tenter de nous comprendre !!

# Posté le dimanche 17 mai 2009 14:15

Pour ceux qui s'y intéressent...

Il était une fois repars à zéro. N'ayez pas peur, juste quelques corrections et un nouveau blog pour suivre les aventures de Lolartifice, ou plutôt devrais-je dire Pauline...
Ah au fait, voici le titre : L'OMBRE D'UN DOUTE
Donc voilà : début, suite et peut-être un jour fin sur ce site : http://ombredundoute.canalblog.com

# Posté le mardi 17 février 2009 11:35