La révolution des crabes...

J'ai réussi ! (avec la grande aide de ma tite sister!!!)merci !

# Posté le samedi 17 novembre 2007 04:50

Poopoopidoo poooo !

Juste parce que j'ai trouvé ça marrant !

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# Posté le samedi 10 novembre 2007 05:58

Fan de Fascination Tentation, venez vite !

Fan de Fascination Tentation, venez vite !
Pour ceux qui osent ne pas connaître, ce sont deux livres de Stephenie Meyer. La suite, Eclipse, est normalement sortie.
En naviguant sur google pour chercher la date de sa sortie, je suis tombée sur le blog d'une fille qui à inventé une suite à l'histoire d'Edward et Bella. C'est bien écrit et c'est agréable à lire !
bella-edward13.skyrock.com


Modification !!!
Le nouveau livre s'intitulera "Hésitation" !!!

# Posté le samedi 10 novembre 2007 04:24

Modifié le samedi 01 décembre 2007 04:24

Vous aimez ?

                                                         Vous aimez ?
Je suis allée les voir en concert, et ça vallait le coup ! Vraiment, c'était super ! J'aime beaucoup leur musique... Jennifer Ayache est vraiment très jolie...

SUPERBUS

# Posté le samedi 03 novembre 2007 05:05

Modifié le samedi 12 janvier 2008 10:07

Il était une fois...

Il était une fois...
Il était une fois une jeune fille ordinaire, dans une petite ville ordinaire, dans un pays ordinaire, dans un monde ordinaire. Enfin, cette adolescente n'était pas si ordinaire lorsqu'on y regardait de près. Ses yeux pétillants, aux éclats dorés et verts, envoutaient tous ceux qui se risquait à y plonger leur regard. Une chevelure magnifique, châtain, ondulée, qui descendait jusqu'en dessous des reins, cachait de grandes oreilles pointues, qui trahissaient sa véritable identité.
Elle apprenait les cours des humains dans un lycée, ce qui était facile pour elle : son peuple apprenait plus de choses en un mois aux nourrissons de son espèce, que les élèves normaux en trois ans au lycée. Inutile donc, de préciser que ces notes étaient excellentes.

Elle, Lolartifice, tel était son nom, attendait un évênement depuis longtemps. Sa rencontre avec le Roi et la Reine. A ces 16 ans, comme toutes les créatures de son genre, elle rencontrerait les gouverneurs de son peuple, qui lui acquiteraient une tâche à faire dans le monde humain.

Demain. Demain, elle avait 16 ans. Demain, c'était son anniversaire. Demain, elle allait enfin tout savoir. Elle serait libre.



Libre ? Oui, libre. Elle pourrait vivre dans son royaume. Avec les gens de son espèce.
Le lendemain matin, Lolartifice se réveilla plus tôt que d'habitude. Elle entreprit de se choisir une tenue digne du Roi et de la Reine.
Ses parents n'avaient jamais été riches, mais ils avaient mis de coté une petite somme d'argent pour cette occasion, et, le mois dernier, elle était allée avec sa mère s'acheter une robe pour ses 16 ans.
Elle ouvrit donc son armoire et sortit une tenue bien enveloppée dans du papier protecteur, sur un cintre. Elle allongea la robe sur son lit, et commença à découvrir ce qu'elle porterai.
Le col de la robe était brodé d'or. Les manches s'élargissaient dans le bas, et se terminaient dans des ondulations de soie, au bout desquelles étaient cousues de fines perles véritables.
Resserrée à la taille, elle descendait jusqu'aux pieds. La tenue brillait de milles éclats car le tissus dans laquelle elle avait été faite était parsemé de brodures de fil d'argent.


Elle l'enfila en prenant soin de ne pas la froisser. Elle était magnifiquement ajustée à son profil. Lolartifice resplendissait dans cette tenue. Elle rayonnait.
Elle coiffa ses longs cheveux et en un geste simple et précis, la jeune fille les attacha en un chignon parfait, laissant tomber le long de sa nuque une mèche rebelle, et découvrant du même coup ses oreilles pointues. L'adolescente couvrit ses lèvres d'une couleur hâlée, qui les faisait ressortir grâce au ton mat de sa peau.
Elle entoura ses grand yeux en amende d'un fine couche de noir qui lui faisait des yeux de biche.
Enfin, elle chaussa ses souliers, de petites chaussures dorées, et quitta sa chambre.

Sa mère poussa un cri en la voyant...
"Mais tu es superbe !!!
- Heu... Maman, on pourrait y aller, s'il-te-plaît, parce que là, je commence à stresser !
- Oui, oui, on y va !"
Elle montèrent en voiture et se dirigèrent vers la forêt aux mille Bruits, refuge de leur peuple. Arrivée à son orée, elle descendirent de voiture et entrèrent sur un petit sentier qui s'enfonçait profondément dans la forêt.
"Je dois te laisser, maintenant. Tu dois arriver au palais seule.
- Mais maman ! Je ne suis jamais allée au palais, moi !
- Si, après ta naissance. Laisse-toi guider par ton coeur, écoute les bruits, ils t'aideront."
Sur ce, après avoir fait demi-tour, la mère de Lolartifice disparut au bout du chemin. Confrontée à sa seule pensée, la jeune fille commença à paniquer. Heureusement, c'est à ce moment qu'elle entendit une voix, qui chantait délicatement :

Ne perd pas le nord
Ou tu seras dehors
Pour trouver le palais
La raison tu dois garder

Méfie-toi des arbres enchanteurs
N'écoute que ton coeur
Laisse toi guider par la forêt
Et le palais tu vas trouver.


Les arbres étaient tellement hauts, que seulement un minuscule carré de ciel dépassait.
Lolartifice entendit soudain une branche craquer dans son dos...

Elle se retourna d'un bloc. Un frisson parcourut son dos. Derrière elle se dressait un arbre immense, plus grand que tous les autres déjà grands. Mais le plus terrifiant, c'était ses yeux. Ses yeux jaunes profonds. Dans sa tête retentit alors une voix grave et envoutante. Cette voix lui préconisait de suivre encore le sentier et de tourner à gauche dans la lumière du soleil.
Contente d'avoir enfin une indication sur la direction à prendre, Lolartifice commença de marcher. Mais soudain, elle s'arrêta. Elle venait de se souvenir de la voix qui lui chantait tout à l'heure de n'écouter que son coeur. Ne lui avait-elle pas dit aussi de se méfier des arbres enchanteurs?
A qui avait-elle affaire là ?
Du coup, la jeune fille s'assit à terre en prenant garde de ne pas froisser sa robe et réfléchit. Elle avait deux solutions :
- Soit elle abandonnait, laissant tomber tous ses projets
- Soit elle trouvait le chemin à suivre et, du même coup, le palais.
Mais il fallait qu'elle fasse vite. La temps pressait et le Roi et la Reine n'attendait pas...
Elle décida alors de faire le contraire des conseils donnés par l'arbre.
Elle suivit le sentier encore pendant environ cents mètres. Le chemin se séparait en deux parties.
Un coté s'enfonçait encore plus profond dans la forêt, l'herbe brune et les branches cassées. L'autre était lumineux, et bordé de fleurs multicolores.
Peut-être que l'arbre avait raison tout compte fait ?
Ecoutant son coeur, la jeune fille s'engagea dans le sentier obscur...

Elle enjambait les racines et évitait les branches basses, mais les feuilles humides et la terre souillaient ses délicats souliers...
Au bout de quelques mètres seulement, le sentier se divisait encore en deux parties. Toutes deux aussi obscures et terrifiantes. Lolartifice choisit celle de droite, suivant son coeur.
Environ 10mn plus tard, elle aperçut au bout du chemin une lumière blanche. La jeune fille se mit à courir. Alors qu'elle était éblouie par tant de luminosité, la lumière s'éteignit, la rendant temporairement aveugle. Elle cligna des yeux, et, enfin, pu apercevoir le Palais.
Il était immense, sa porte ronde suscitait une attention particulière. De nombreuses baies vitrées composaient sa façade et des couronnes de fleurs pendaient de chaques balcons.
L'adolescente s'approcha et scruta la porte à la recherche d'une sonnette pour alerter de son arrivée.
Mais la porte était lisse et seule une minuscule fleur poussait sous la lucarne. Elle était magnifique, d'ailleurs, cette fleur, odorante, aux pétales multicolors, Lolartifice avait une envie irrésistible d'appuyer sur son centre pour sentir la douceur de son coeur. Lorsqu'elle l'effleura, une douce chanson se fit entendre de l'autre coté de la porte, puis des pas précipités. Enfin, la porte s'ouvrit à la volée.
" Vite ! Vous êtes en retard mademoiselle ! Le Roi et la Reine attendent !" L'elfe qui l'accueillait l'attira dans le Palais et la poussa dans un sombtueux couloir éclairé de torches fleuries.
Au bout du couloir se dressait une grande porte, entourée de fleurs elle aussi.
L'elfe l'ouvrit et poussa Lolartifice à l'intérieur. Elle entra donc dans une grande pièce dont le plafond transparent laissait apercevoir le soleil matinal. Lorsque la jeune fille posa ses yeux droit devant elle, elle vit un trone gigantesque. Tellement grand, qu'il accueillait deux personnes. Le Roi et la Reine.
"Bonjour demoiselle. Tu as 16 ans aujourd'hui, c'est bien cela ?demanda le petit homme barbu
- euh...oui, répondit Lolartifice, époustouflée par les magnfiques ailes translucides de la Reine.
- Et bien, approche-toi, n'aies pas peur. "
La jeune fille fit alors quelques pas. La Reine leva le bras, une lumière d'or sortit de son doigt et vint se déposer sur le dos de l'adolescente. Soudain, une douleur lancinante entama tout son dos. Ses souffrances augmentèrent considérablement. La jeune fille se jeta à terre et des larmes coulèrent le long de ses joues. Des larmes que causaient la douleur, mais aussi l'indignation. Comment avaient-ils pu lui faire ça ? Elles souffrait énormément, comme si on lui ouvrait le dos à coups de couteau.
" Ne résiste pas ! Tu souffrira encore plus ! lui intima la Reine"
Prise de spasmes, Lolartifice ne pouvait qu'attendre que ça se passe. Tout son corps était en feu, elle ne pouvait plus bouger. Puis, elle perdit connaissance...


Lorsqu'elle rouvrit enfin les yeux, elle était allongée inconfortablement sur deux barres en bois. Curieusement, son corps était très raide, malgrè l'espace entre les deux barres, elle ne tombait pas.
Lolartifice essaya de s'assoir, en vain. Elle était solidement attachée par les poignets avec des bouts de lianes. La jeune fille avait encore l'esprit embrumé mais elle se souvenait encore de l'effroyable souffrance qu'elle avait ressentit devant le Roi et la Reine. La pièce dans laquelle elle était prisonnière était spacieuse, mais seul son lit de fortune faisait office de meuble.
Soudain, la porte de liège s'ouvrit, laissant entrer la Reine et ses ailes sombtueuses.
"Comment te sens-tu ?
- Vous m'avez torturée, mais, outre le fait que je suis attachée dans une position inconfortable, je vais très bien, merci.
- Nous ne t'avons pas torturée, jeune fille, je t'ai simplement offert ton Don.
- Mon don ? Où est-il ? Pardon, mais je ne le voit pas."
La Reine leva la main, et les liens de Lolartifices se desserrèrent. Elle se redressa et se laissa glisser le long d'une barre de bois.
La Reine lui attrapa la main, et plaça l'adolescente devant un miroir mural qu'elle n'avait pas vu tout à l'heure.
"Regarde toi. Ne constate tu pas de changement ?
- Non.
- Retourne-toi, observe ton dos."
En effet, lorsqu'elle se retourna, Lolartifice constata que sa robe était déchirée à deux endroits, aux mêmes niveaux, en haut de son dos. En y regardant de plus près, elle remarqua deux moignons qui dépassaient.
"Qu'est-ce que c'est que ça ?demanda la jeune fille
- Tu ne devine pas ?
- ... Des ailes ! Mon Don est : des ailes !
- Oui. Sais-tu que la dernière personne à avoir reçut des ailes pour Don est devant toi ? Après l'offrande que la Reine de l'époque m'avait faite, plus personne n'eut des ailes comme Don. Tous ont pourtant reçut quelque chose. Un pouvoir particulier, un objet magique, mais toi, tu as reçut le Don Suprème.
- Le Don Suprème ?
- Autrement dit, tu seras amenée à faire de grandes choses...


La Reine sortit de la pièce, laissant la jeune fille avec ses questions. A son tour, Lolartifice franchit le seuil de la pièce vide et sortit dans le jardin luxuriant et fleurit du Roi et de la Reine.
L'adolescente slaloma entre les fontaines et les par-terres de fleurs multicolors.
" Mademoiselle ! Mademoiselle !"
Un valet nain sortait du Palais en courant. Il arriva près de Lolartifice, échevelé et essoufflé.
" La Reine vous attend dans la suite Royale Mademoiselle. Puis-je vous y conduire ?
- Heu... Non, merci, je vais y aller seule. Merci !"
La jeune fille retraversa le jardin en toute hâte et chercha la suite Royale. Elle courait encore en glissant dans les virages sur le sol de cristal, quand elle trouva enfin la Reine, assise dans un fauteuil de plumes blanches.
"Enfin, te voilà. Je dois t'apprendre des choses concernant tes ailes, jeune fille. Sais-tu qu'elles ne pousseront pas tant que tu ne leur demandera pas ?
- Heu... Pas vraiment, non.
- Bien. Je sais que tu as souffert lorsqu'elles sont apparues. Mais ce n'est pas fini. Suis-moi."
La Reine s'était levée et se dirigeait vers une commode recouverte de feuilles d'argent. Elle ouvrit un tiroir et en sortit une minuscule fiole aux reflets de l'arc-en-ciel.
"Bois-ça.
- Non ! Pas avant de savoir ce que c'est !
- Bien. Je m'attendai à cette réponse. C'est un élixir qui aidera tes ailes à pousser maintenant.
- Je dois le boire ?
- Bien sûr ! Vas-y. Tu peux me faire confiance, j'en ai bu aussi."
Lolartifice débouchona le flacon et porta le goulot à ses lèvres...
.
Elle sentit le gout sucré descendre jusque dans son estomac, puis se répandre dans tout son corps. Soudain, une force surhumaine semblait la tirer en arrière par ses bouts d'ailes fragiles.
La Reine la soutint et l'allongea sur le ventre sur le lit de la suite, magnifique, à baldaquins, soyeux et moelleux. Enfonçant sa tête dans l'oreiller pour s'empêcher de hurler car la pression était devenue plus forte, Lolartifice geignit...

Son buste se soulevait, tellement la pression la tirait. La Reine plaqua ses mains sur son dos pour l'empêcher de bouger. La douleur devint insupportable, puis, tout d'un coup, elle cessa. Plus rien. Lolartifice se redressa. La Reine lui souriait.
" Je n'ai jamais vu de si belles ailes, murmura t-elle"
La jeune fille se leva et observa son dos. Qu'elles étaient fines ! Et si transparentes ! Elles brillaient de mille éclats, et semblaient pouvoir se déchirer à tous moments.
" Sont-elles fragiles ?
- Non. Malgré l'apparence, non.
- Puis-je voler ?
- Pas maintenant. Laisse-leur le temps de s'habituer à toi ! Et puis, tu dois apprendre !
- Je dois...apprendre ?
- Bien sûr ! C'est difficile ! Tiens, essaies de les bouger, juste, pour voir."
Lolartifice se concentra et ordonna à ses ailes immenses de bouger. Mais rien ne remua. Rien. Déçue et frustrée, la jeune fille dû admettre que la Reine avait raison. C'était dur.
"Tu vois ! Mais ne t'inquiète pas, ça viendra. Va te reposer, maintenant. Balade-toi dans le jardin, tes ailes aprécieront le contact de l'air."
La Reine sortit de la suite. L'adolescente chercha un miroir pour contempler encore une fois son Don Suprème. Ses ailes étaient si grandes, qu'elles touchaient presque le sol. De la forme d'ailes de papillon, on voyait largement à travers. Par endroits, il semblait que la lune avait offert aux ailes de sa brillance, tellement les éclats éblouissaient. Ecoutant les conseils de la Reine, L'adolescente traversa le Palais et accéda au jardin. Ses ailes frémissaient. C'était très agréable.
La jeune fille n'avait qu'une envie. S'envoler. Mais comment le pourrait-elle puisque bouger ses ailes lui était temporairement impossible ?

Encore une fois elle rassembla ses forces pour bouger ses ailes. Toujours aucun résultat. Lolartifice sentit des larmes chaudes couler sur ses joues. Sa mère lui manquait. Quand allait-elle la revoir ? De plus, après la joie ressentit par la surprise du Don, elle se sentait affreusement triste de ne pas pouvoir voler. L'adolescente contourna un rang d'orchidées magnifiques et passa le seuil du Palais encore une fois. Arrivée dans la suite, la jeune fille se permit de s'assoir dans le fauteuil à plumes. Elle réfléchissait. Peut-être que si elle reprenait du produit magique qui fait pousser les ailes, ça l'aiderait ? Comment savoir. Lolartifice était prête à tout pour pouvoir explorer les cieux.
Elle se leva et accéda par le long couloir de cristal à la salle du trône. Comme elle le pensait, la Reine y était. Mais elle parlait activement avec le Roi.
"Ce n'est pas possible. Une gamine de 16 ans ne peut pas avoir reçu le Don Suprème !s'énervait le petit Roi.
- Puisque je te dis que c'est ainsi ! Nous n'y pouvons rien ! Et puis cette jeune fille est pleine de volonté ! Elle n'a pas accepté de boire la potion avant de savoir ce que c'était ! Elle a hâte de voler !
- Justement, dès qu'elle pourra partir, elle le fera, et tout sera fichu ! On a besoin de quelqu'un de fort et d'indépendant ! Je suis sûr que sa mère compte pour elle et qu'elle lui manque !
- Et alors ! Il n'y a rien de mal à ça ! Moi j'ai du quitter ma famille seulement parce que les nains et notre peuple étaient en guerre ! Aujourd'hui ce n'est plus pareil !
- Bien. Apprend-lui à voler, on en reparlera après !annonça le Roi, quittant la pièce par une petite porte ronde, à droite du trône."
Confuse d'avoir entendu cette conversation, Lolartifice frappa trois coups discrets à la lourde porte entrouverte. Après avoir eu l'autorisation de la Reine, l'adolescente entra et s'agenouilla devant le trône.
"Que puis-je faire pour toi ?
- Madame, j'aimerai savoir voler. Ai-je le droit d'apprendre maintenant ou faut-il que j'attende encore ?
- Viens, je vais t'aider. "
La Reine se leva, la traine de sa robe argentée glissant sur le sol de marbre de la grande salle. Passant par une petite porte -ronde- à gauche du trône, elles arrivèrent dans une pièce au plafond haut, très haut. La salle était vaste, plus encore que celle qu'elles venaient de quitter.
La Reine se tourna vers la jeune fille et ouvrit grand ses bras. Dans un claquement qui se répercuta sur les murs, les bras de Lolartifice disparurent, ou plutôt se fondirent aux ailes...


Alors qu'enfin, la jeune fille parvint à les faire bouger, battre même, elle sentit ses pieds se décoller du sol.
"Je voooole !!! J'y arrive ! Youpiiiiiii !
- Ne te réjouis pas trop, il faut du temps pour les apprivoiser. Elles sont malines, tu sais !
- Pourquoi parlez-vous d'elles comme si elles étaient vivantes ?demanda l'adolescente, intriguée
- Elles ne t'appartiennent pas, Lolartifice ! Ce sont elles qui t'ont choisie ! Ne les vexe surtout pas ! Descend !
- D'accord...
- Tu dois apprendre.
- Encore ?
- Oh, oui. Mais par toi-même. Ce n'est pas à moi de t'enseigner le vol. Ecoute-les. Elles te guideront. Viens avec moi. Le Roi doit te renseigner sur ta Tâche.
- Ma Tâche ?"
Mais la Reine ne répondit pas et guida Lolartifice jusqu'à la petite porte qui menait à la salle du Trône. Le Roi était là, majestueusement assis sur le grand fauteuil.
"Et bien, ma petite. Il est temps que je te parle du travail que tu auras à faire dans le monde des humains. Pour l'instant, une épreuve t'y attend. Tu dois la deviner par toi-même. Tu ne dois révêler à personne la nature de ton Don. Dissimule tes ailes. Bonne chance !"
Un éclair aveuglant déchira la pièce tranquille et tout devint noir.
Un elfe tirait sur les cheveux de la jeune fille, un nain découpait sa belle robe et une poupée vivante lui hurlait dans les oreilles. Lolartifice avait envie que tout s'arrête, qu'elle puisse dormir en paix ! Mais l'elfe n'était pas d'accord et déchirait sa robe de plus belle. Dans un sursaut, L'adolescente se redressa sur son lit, des perles de sueur sur le visage, plus pâle et affolée que jamais.
"Où suis-je ?"
Sa vue se brouilla, puis elle distingua sa chambre. Celle qu'elle connaissait depuis toujours. Et à côté d'elle, sa mère, souriante, chaleureuse.
"Comment vas-tu ma chérie ? Alors ce Don ? Qu'est-ce que c'est ?
- Maman ! Je me sens bien, je suis contente d'être à la maison. Mon Don ? Oh ! C'est le Don Sup... Je ne dois le dire à personne !
- Mais, mon poussin, tu peux me le dire à moi quand même !
- Je suis désolée Maman, vraiment, mais le Roi m'a ordonné de ne le dire à personne. Il n'y a pas d'exception pour toi. Pardon !
- D'accord, je vois. Je suppose que ce n'est pas de ta faute, n'est-ce pas ?
- Hum...
- Il faut se lever, en tout cas. Les cours commencent dans un quart d'heure.
- Quoi ?? Je dois y aller ! Mais maman ! Je suis crevée ! Tu n'as pas idée de ce que j'ai vécu ces derniers jours ! Je veux dormir !
- Pas question, mon ange ! Allez ! On se lève !"
La jeune fille n'eut guère d'autres choix que celui de s'extirper de son lit. Après une rapide préparation, l'adolescente gagna son lycée à pied. Ca lui faisait bizarre. Pas plus tôt qu'hier, elle était encore auprès de la Reine. Elle avait l'impression d'avoir énormément changé pendant cette journée. Mais lorsqu'elle arriva, ses camarades de classe ne firent aucune différence. Comme d'habitude, elle s'ennuya en cours, tout en comprenant à la perfection et en réussissant les exercices avec une facilité déconcertante. Vers dix heures, à la récré, elle aperçut de loin une personne qu'elle n'avait jamais vue. Elle était sûre que c'était un nouveau. Sa silhouette élancée se déplaçait avec la même grâce que celle de la Reine...

Lorsque le garçon eut tourné à l'angle du bâtiment, Lolartifice, déconcertée, dû retourner suivre ses cours de dessins. C'était celui qu'elle préfèrait. Au moins ça variait ! Ses pensées s'envolèrent vite vers le jeune homme gracieux. Elle esquissa même sans s'en rendre compte, une silhouette sombre, plutôt une ombre, qui marchait d'un pas léger vers une destination inconnue.
La cloche sonna, la tirant de ses doux rêves enchantés. Mais qui était ce garçon à la fin ? La jeune fille rentra chez elle, l'air bougon et concentré, mais rien n'y faisait, elle ne voyait pas qui ça pouvait être.
"Alors, ta journée ?
- Hum... Comme d'hab' M'man !"
Et la jeune fille fille claqua la porte de sa chambre. Elle avait complètement oublié ses ailes ! Elle se déshabilla en vitesse et observa son dos. Disparues ! Envolées ! Aucune trace de ses ailes magnifiques et immenses...

Lolartifice se demanda si elle n'avait pas rêvé... Mais non ! Elle était sûre de sa visite au Palais, de sa souffrance lorsque ses ailes avaient poussé...
Déconcertée et anxieuse, la jeune fille se coucha, dans l'espoir de voir ses ailes le lendemain, ainsi que le mystérieux garçon.
La poupée de cire hurlait de nouveau, menaçant de faire exploser ses tympans. L'elfe ne déchirait plus sa robe, il se contentait de lui tourner sournoisement autour. L'adolescente avait le vertige. En plus de la poupée, elle entendait quelqu'un d'autre l'appeler, crier son prénom, puis elle vit un visage, flou, qui se précisait de plus en plus... La poupée cessa de crier, l'elfe disparut, laissant place à la vision de sa mère penchée sur elle et au son strident de son réveil qui sonnait.
"Debout, molassone ! Il faut se lever ! Tu as des cours ce matin ! Allez !
- Hum... Maman...
- Dis donc, je ne sais pas ce qu'il t'ont fait au Palais, mais tu as le sommeil aussi lourd qu'une marmotte en ce moment !
- Pfff..."
Quelques minutes plus tard, Lolartifice était sur le chemin du lycée, la routine permettant à son cerveau de laisser vagabonder plusieurs idées et pensées. Le garçon ! Peut-être allait-elle le revoir !
A présent, elle courait presque. Lorsqu'elle arriva enfin, la cloche sonna. Lolartifice sentit la deception monter en elle : elle ne le verrait pas avant dix heure... " Tant pis" se résigna t-elle.
En entrant dans sa salle de français, elle entrevu tout de même l'ombre gracieuse, entourée de silhouettes sautillantes, qui disparut ensuite, laissant place à Mme Gabriel, sa prof, qui essayait de la faire atterrir.
"Mademoiselle Swan ! Auriez-vous l'obligeance de revenir parmi nous et de vous assoir !"

Et c'est repartit pour une journée... A dix heures, Lolartifice se précipita dans la cours sitôt que la cloche eut sonné. Elle parcourut du regard chaque recoin sombre, chaque banc, chaque allée, jusqu'à ce que ses yeux se posent sur LE garçon.
Il était près de l'entrée, sous le grand porche et était entourée de filles qui lui tournaient autour... C'était elles les silhouettes sautillantes...
La jeune fille hésita à venir le rencontrer... Mine de rien, elle était timide ! Sûre de rien, elle se dirigea quand même d'un pas décidé vers le jeune homme.

Elle joua des coudes pour l'apercevoir. Elle fut éblouie. Tout en ce garçon hurlait la beauté. Ses cheveux noirs de jais reflétaient les timides rayons du soleil, ses lêvres vermeilles semblaient demander des baisers. Sa peau lisse et halée parsemée de taches de rousseurs donnait envie de caresses et sous sa veste de grand couturier, on devinait ses muscles impressionnants. Mais ce qui hypnotisa le plus la jeune fille fut ses yeux. De longs cils recourbés essayaient de cacher sans résultat la profondeur de ses prunelles vertes dans lesquelles se baladaient de multiples éclats dorés. Se sentant bête à le détailler ainsi, Lolartifice baissa les yeux, puis décida de lui adresser la parole.
"Comment tu...t'apelles ?
- Raphaël."
Rouge de honte, l'adolescente se détourna et partit en courant. La fin de la journée passa au ralentit. La jeune fille était tout de même fière d'avoir parlé AU garçon et se félicitait d'avoir son prénom. A la fin de la journée, elle décida d'aller à la bibliothèque pour entamer les devoirs qu'elle avait en quantité. Elle s'assit à sa place préférée à une table dans un coin tranquille et silencieux. Quelques minutes à peine après son arrivée, elle aperçut Raphaël au bout du couloir. Il s'approcha, lui adressa un sourire et se dirigea vers elle. Le garçon lui demanda si il pouvait s'assoir à sa table. Lolartifice balbutia une affirmation, et se cacha, gênée, derrière son travail.
" Tu aurais un numéro auquel je puisse te joindre ?lui demanda gentillement Raphaël
- Euh... Oui !!! Bien sûr ! Tiens, je te le note sur un bout de papier... Attend... Voilà !
- Merci beaucoup."
Après cette courte discussion, le jeune homme se leva, lança un bref "salut ! ", et partit. Lolartifice referma son classeur et sortit de sa torpeur, prenant le chemin du retour. La soirée se déroula sans anicroches avec sa mère, et la nuit lui sembla courte, mais pleines de rêves où le garçon lui déclarait sa flamme.
Dès qu'elle ouvrit les yeux, le lendemain, ses pensées se dirigèrent automatiquement vers Raphaël.

Elle l'aimait ! La jeune fille se demanda vivement si il était possible de tomber amoureuse d'un garçon dont on ne savait pas grand chose. Elle n'eut aucune réponse, et il n'était pas question d'en parler à sa mère !
Pour la énième fois, l'adolescente se prépara pour le lycée, n'ayant en tête que de trouver un moyen pour percer la ronde d'admiratrices qui tenaient Raphaël comme inaccessible.
Au lycée, elle passa la récréation avec lui, parlant de choses et d'autres, croyant que le jeune homme s'interressait à elle. Elle fut joyeuse comme un pinson pour le reste de ses cours.
Le lendemain, Raphaël ne daigna pas lui adresser la parole. Inquiète, Lolartifice lui écrivit un message, pour lui demander ce qu'elle avait fait. Encore une fois, elle n'eut aucune réponse. Pendant la récré, elle déploya de nombreux efforts et de nombreuses tactiques pour attirer son attention, mais rien n'y fit. Lolartifice décida donc de lui faire découvrir son plus gros atout. Un lundi, elle ignora les conseils du Roi, appela Raphaël, lui donna rendez-vous à la bibliothèque, et au prix d'un immense effort, elle déplia ses ailes magnifiques sous les yeux impressionnés du garçon.

" Tu n'aurais pas dû."
Lolartifice compris son erreur au moment même où elle se sentit tournoyer. Les paysages qui l'entourait se voilèrent, et elle atterit sans surprise au milieu de la salle du trône, sous le regard sévère du Roi.
" Je sais... Je... Je vous demande pardon, votre altesse, je ne suis pas digne de votre confiance... Je suis vraiment désolée, j'ai compris mon erreur, je ne recommencerai jamais, vous pouvez me croire, je le jure même si vous le voulez, et aussi...
- Pas la peine de t'excuser. La Reine m'avait prédit ta trahison, mon fils avait d'ailleurs pour but de te déstabiliser jusqu'à ce que tu lui montre tes ailes. Tu es tombée dans le panneau, tu as agi sans réfléchir. Malheureusement, tu es la seule à avoir reçu le Don Suprème, je dois donc me résoudre à te pardonner.
Sache cependant que si il n'y avait que moi, jamais je ne te donnerai de seconde mission, puisque tu as idiotement échoué à la première."
La jeune fille, honteuse, pleine de haine envers le Roi qu'elle n'aimait déjà pas beaucoup, tourna les yeux et regarda Raphaël. Il la regarda lui aussi d'un air sincèrement peiné. Elle ne cessa de penser que lui, le garçon qu'elle aimait avait pu lui jouer un si mauvais tour. Elle se jura de ne plus lui adresser la parole. Lorsque le Roi lui demanda de prendre congé, Lolartifice s'enfuit dans les Jardins, où elle était sûre de trouver un refuge de paix et de silence qui lui permettrait de réfléchir. Alors qu'elle s'asseyait derrière un buisson dense et fleuri, Raphaël la rejoignit.
" Je... Je ne sais pas quoi te dire, tu sais. Je suis vraiment désolé de t'avoir piégée ainsi, mais c'était le but de ma troisième mission, et, comme tu dois sûrement le savoir, elle est déterminante pour notre avenir ! C'est la plus importante ! Je ne pouvais pas refuser ! s'excusa le garçon
- T'es un salaud en fait ! Tu penses à ton avenir, et le miens alors, hein ??? Si ça se trouve, il est pourrit à jamais mon futur, à moi ! Tu me dégoutes...
- Je comprend ta réaction, mais...
- Mais quoi ? Tu es un prince donc tu as tous les droits, c'est ça ? C'est dégueulasse...
- Ne dis pas ça ! Surtout pas ! Si il le faut, je plaiderais en ta faveur jusqu'à ma mort ! Tu ne peux pas savoir comme je me sens responsable de ton chagrin et comme je ME dégoute moi même ! Ne me juge pas, d'accord ? Et puis... tu ne sais pas ce que je ressens pour toi...
- Ne m'adresse plus jamais la parole."
La jeune fille se leva et entra dans le Palais, sans regarder derrière elle. Si elle s'était retournée, elle aurait sûrement aperçut le regret qui trottait dans ces yeux magnifiques, la tristesse envahissante qui dévorait Raphaël... Mais elle ne fit rien. Elle entra dans la suite au fauteuil de plume puis elle s'allongea sur le lit. Elle avait dû faire un effort pour ne pas lui sauter au cou et le remercier des gentillesses qu'il avait dites, mais elle était trop fière et orgueilleuse pour reconnaitre qu'elle exagérait et qu'elle était en tort.
Désormais, elle devait se consacrer à ses missions...

Lolartifice se plongea dans de profondes pensées. C'est alors qu'entra Raphaël.
" Chut ! Ne dis rien. Tout est ma faute, je le sais, je le reconnais. Je veux juste que tu m'écoutes. Après tu fais ce que tu veux, et si tu ne veux toujours pas me parler, je te comprendrais. Tu as reçut un don exceptionnnel. Elles sont magnifiques, tes ailes. Mais moi, j'ai aussi eu quelque chose de rare. J'ai obtenu deux dons. Sauf qu'il y en a un bénéfique, et l'autre.. disons... terrible. Le premier, le normal, c'est que je peux persuader n'importe qui, n'importe quand. J'ai un don de persuasion.
- Et ton...mauvais ?
- J'ai aussi reçu le don de l'obéissance. Quand on m'ordonne quelque chose, je ne peux pas refuser. Même si c'est horrible. Je sais que j'ai fais une erreur... Je te demande de me pardonner... S'il-te-plait... Tu comptes beaucoup pour moi... Je voudrais que tu saches que je serais toujours près de toi si tu as besoin de moi...
- Tu utilises aussi ton Don sur moi, ou pas ? Pratique pour me forcer à te pardonner, hein ?
- Lolartifice. Jamais ! Jamais, tu m'entends ? Ce don là, je le controle parfaitement ! Et Jamais, jamais je ne t'ai manipulée. Parce que tu es différente, que tu ne me tourne pas autour, que tu es très jolie, que je pense à toi jour et nuit ! Je...
- Ne dis rien de plus, s'il-te-plait. Je t'ai pardonné, mais laisse moi un peu seule."
La jeune fille s'allongea de nouveau et ferma les yeux. Raphaël se détourna. Une grande peine le submergeait. Elle ne l'avait pas vraiment pardonné, il le sentait. Il posa encore une fois son regard sur elle. Elle ne le voyait pas de toutes façons. Elle avait les yeux fermés, on aurait même dit qu'elle dormait. Ses cheveux chatains éparpillés sur l'oreiller formaient une auréole autour de sa tête. Raphaël s'approcha, se pencha, et déposa un léger baiser sur les lêvres vermeilles de la jeune fille. Elle sursauta, mais ne protesta pas.
" Raphaël ! Qu'est-ce que tu fais avec cette fille ! Je t'interdis de lui adresser la parole, tu m'entends ?"
Le garçon se recula. Il était contraint d'obéir, encore une fois. Il se jura intérieurement, qu'un jour, il échapperait à ce Don qui faisait de lui un jouet manipulable....

L'adolescente le rergarda s'éloigner sans ciller puis s'autorisa un long soupir quand il fut hors de sa vue. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Le Don d'obéissance de Raphaël était vraiment horrible. Mais elle l'aimait, et lui aussi puisqu'il l'avait embrassée. Peut-être qu'il l'avait embrassée juste pour se faire pardonner ? Sûrement. Qu'est-ce qu'un Prince pouvait trouver à une fille presque ordinaire comme Lolartifice ?
La jeune fille étant à ses réfléxions, elle ne s'aperçut pas qu'un elfe était à coté d'elle et la regardait fixement comme si il attendait une réponse.

"La Reine vous demande. Veuillez me suivre."
Le ton étant sans appel, la jeune fille n'eut d'autre choix que de se lever et de précéder le serviteur dans les couloirs du Palais. Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent devant une porte que Lolartifice ne connaissait pas. Elle était dorée à la feuille, une poignée en cristal en forme d'étoile attirait l'oeil et brillait de mille éclats grâce à un jeu de miroir qui envoyait la lumière se refléter dans les profondeurs de la poignée.
L'elfe frappa, annonça l'adolescente et se retira. Lolartifice entra dans une pièce à moitié dans l'obscurité, mais splendide. Le sol était de cristal lui aussi. Il était tellement translucide que l'on avait l'impression de marcher dans le vide. Une douce lumière émanait de ce sol fantastique. La Reine était assise sur un canapé en plume de paon cette fois. Le col de sa robe éblouissante se confondait dans le dossier de l'immense sofa. La Reine avait relevé ses cheveux de façon à laisser entrevoir de longues boucles-d'oreilles de plumes elles aussi. Ses lèvres avaient été recouvertes de paillettes vertes et bleues, qui éclatait de vivacité colorée. Elle adressa un sourire chaleureux à Lolartifice qui redescendit sur Terre.
" Viens t'assoir. J'ai à te parler. Tu es, je crois, au courant du malheur qui a frappé mon fils. Ne le juge pas. Le pauvre n'a pas choisi. Mon mari profite de cette tragedie pour faire de mon enfant un serviteur. Je souffre jour et nuit pour Raphaël. Il m'a confié qu'il tenait beaucoup à toi et je crois que c'est réciproque, non ?
- je... Oui, madame.
- Ne m'appelle plus ainsi lorsque nous sommes toutes les deux. Je préfére que tu m'appelles par mon prénom : Isab'aile. De plus, tu dois être capable de voler à présent, non ?
- Excusez-moi, Isab'aile, mais je... euh... je n'ai pas réessayé depuis... J'étais préoccupée...
- Oh ! Ne t'en fais pas. Je vais t'aider. Demain, le Roi te confiera ta seconde mission. Je ne la connait pas moi même, sinon, je pourrais t'aider. Et il faudra que tu puisses voler. D'ailleurs tu devras faire une démonstration au Roi. Il attend un second faux pas de ta part pour te juger indigne de ton Don. Ne le laisse pas te rabaisser ! Viens, tu dois voler."
La Reine se leva gracieusement et appuya ses deux mains sur la paroi d'un mur en cristal de la pièce. Un doux son de flûte retentit, et le mur bascula...

Lolartifice pu apercevoir l'interieur sombre et peu engageant d'une grotte. Comment une grotte pouvait-elle se trouver dans un palais ? La Reine entra, suivit de la jeune fille. Des flambeaux taillés grossièrement dans la roche s'allumèrent, formant d'inquiètantes ombres sur les parois suintantes d'humidité.
" Reste près de moi, murmura la Reine, c'est un passage secret qui existe depuis des générations, le Roi n'en connait pas l'existence."
Soudain, les torches s'éteignirent. Le temps que les yeux de l'adolescente s'accoutument à l'obscurité, une douce luminosité baigna le couloir de pierre que les deux femmes suivaient. Enfin, elles sortirent du tunnel et entrèrent dans un jardin secret merveilleux. De jolies petites fontaines enchantées faisaient chanter l'eau, des oiseaux multicolores voletaient et chantaient eux-aussi. De grands saules pleureurs offraient leurs feuilles à de discretes petites fleurs odorantes. Lolartifice eut envie de s'arrêter pour s'allonger dans la pelouse grasse qui lui tendait les bras, mais la Reine continua d'avancer, ne jetant qu'un bref regard aux merveilles qui attiraient l'oeil. Quelques minutes plus tard, la Reine s'arrêta au milieu d'une clairière verdoyante.
" Voilà. Déploie tes ailes à présent."
La jeune fille se concentra et réussi du premier coup à déplier ses ailes avec fierté.
" Tu as fais de sacrés progrès depuis la dernière fois ! s'écria la Reine. Cela va être plus facile que je ne le pensait.
- Merci...
- Sens le vent. Ferme les yeux, écoute son chant, laisse-le te bercer... Bien... Comme ça... Maintenant, confond tes bras et tes ailes... Oui ! exactement ! Bravo ! Ne rouvre pas les yeux !... Fais un mouvement... Petit... Voilà ! Tu sens comme ça chatouille ?... Amplifie le à présent... Grandis-le encore... décolle ! n'ouvre pas les yeux, Lolartifice ! Fantastique ! Laisse-toi porter par les courants d'air ! Oui ! Ouvre les yeux, doucement !"
La jeune fille crut qu'elle rêvait. La reine se trouvait sous elle, et si petite, que Lolartifice sourit. Elle inspira profondément cet air pur qui la portait et regarda autour d'elle. Tou n'était que beauté et bonheur. Tout d'un coup, son coeur loupa un battement. Raphaël sortait du tunnel, et apparut dans la clairière. Sans s'en apercevoir, la jeune fille avait cessé de battre des ailes et commençait donc à chutter à une vitesse effrayante.
Raphaël sourit à sa mère.
" Je ne savais pas que vous êtiez là, mère. Je ne voulais pas vous déranger !
- Tu ne me déranges jamais, cher enfant. J'étais avec Lolartifice pour... Malheureuse !!! Bat des ailes !! Lolartifice ! Réveille-toi ! Oh, mon Dieu, elle ne m'entend pas ! "
A son tour, la Reine bondit dans le ciel et attrapa la jeune fille évanouie et manqua de tomber à son tour. Lorsqu'elle redescendis lentement, sa robe faisait parachute et étalait toute sa splendeur aux oiseaux qui accouraient voir ce qui se passait. Doucement, presque tendrement, la Reine déposa la jeune fille au sol et se pencha au-dessus d'elle, lui donnant de petites claques pour la réanimer...

Dès que Lolartifice ouvrit les yeux, la Reine se mit à lui poser des questions.
" Que s'est-il passé ? Tu es fatiguée ? Tu as mal ? Comment vas-tu ?"
Raphaël fit taire sa mère, pris la jeune fille dans ses bras et lui murmura qu'il était désolé et qu'il espérait que ce n'était pas à cause de lui qu'elle était tombée. Lolartifice se releva vivement et sourit maladroitement à la Reine.
"Non, ça va. Je suis peut-être un peu fatiguée, je crois.
- Viens, on rentre alors, proposa le jeune homme.
- Non ! euh... Je préfère me reposer un peu ici...

Raphaël parut déçu, mais n'insista pas, laissant la jeune fille et la Reine au milieu de la prairie, toutes deux échevelées.
" Tu es sûre que tu n'as besoin de rien ?
- Non, de rien, merci.
- D'accord, mais tu dois être dans la salle du trône dans un quart d'heure.
- Pas de problème, j'y serai."
La Reine se retourna et s'enfonça dans la végétation. L'adolescente rêgla son portable en mode réveil et se laissa aller dans l'herbe tendre et les petites fleurs. Elle regarda les nuages défiler en même temps que son imagination. Pourquoi ne voulait-elle pas admettre qu'elle était attirée comme un aimant par le fils de la Reine ? Pourquoi tout ça ? Alors qu'elle se posait mille questions, son portable vibra. Que le temps passait vite lorsque l'on se sentait bien ! Elle se leva et se dirigea elle aussi vers la sortie de ce jardin merveilleux. Elle traversa le tunnel sombre et accéda à la magnifique chambre de la Reine. Arrivée devant la salle du trône, elle frappa et entra. Raphaël était assis en tailleur devant le grand trône. Il se retourna lorsque Lolartifice entra. Il lui adressa un petit sourire timide auquel elle ne répondit qu'à moitié. Cependant, elle s'assit à coté de lui, en prenant garde de ne pas l'effleurer. Le Roi se racla la gorge et pris la parole, les sourcils tellement froncés que l'on avait du mal à trouver ses petits yeux sous cette barrière broussailleuse.
" Je veux voir si tu voles.
- M...moi ? demanda timidement Lolartifice
- Qui veux-tu que ce soit d'autre ? Dépèche-toi !"
La jeune fille trébucha en se levant, se plaça devant le Roi, bomba le torse, et ferma les yeux. Elle sentit une douce chaleur familière l'englober...

Elle avait réussi la première étape. Restait à décoller. Se concentrer, puis sentir l'air autour de soi, puis battre des ailes, puis... voler ! Lorsqu'elle ouvrit les yeux, le Roi levait la tête pour la voir. La jeune fille aperçut un imperceptible sentiment de contrariété se dessiner entre les rides du petit homme rabougris.
" C'est bon, descend !
Tu as l'air à peu près au point. Je vais te donner ta seconde mission. Récemment, nous avons eu des soucis avec les elfes du Pays Transparent. Qui veulent attaquer les nains qui sont sur leur territoire. Il faudra donc les protéger. Ils sont en général agressifs et peuvent se montrer dangereux. C'est pourquoi vous devez être deux sur place. Mon fils s'est porté volontaire. Bien sûr, il n'était pas question que vous soyez ensemble ! J'ai donc convoqué tous les jeunes qui ont reçu leur Don cette année. Malheureusement, aucun n'était disponible. Raphaël, tu auras donc la garde de cette petite effrontée, et...
- Sa Majesté, avec tout le respect que je vous dois, rétorqua Lolartifice, il ne me semble pas avoir besoin d'un gardien, je suis grande et responsable.
- Ne t'en fais pas. Vous serez tous les deux, comme je l'ai dit, mais à une condition. expliqua le Roi. Raphaël, mon fils.
- Oui père ?
- Je t'ordonne de n'adresser la parole à cette jeune fille sous aucun prétexte à partir de maintenant. Tu ne lui parleras pas, tu ne l'écouteras pas."
Lolartifice sentit la colère monter en elle. Comment un père pouvait jouer avec son fils ainsi ? La jeune fille regarda la Reine, impuissante, radieuse sur le grand trône, mais les larmes aux coins des yeux.
" Partez à présent !"
Une lumière rouge jaillit, et tout devint noir.

Lolartifice ouvrit un oeil, puis l'autre. Ce qu'elle vit la stupéfia.
Elle ne voyait pas le ciel à cause de la verdure abondante qui couvrait aussi tous les environs. Un peu plus loin, l'adolescente aperçut Raphaël qui peinait à se relever, dans racines coinçant ses jambes. La jeune fille alla l'aider. Tous deux se regardèrent un long moment, leurs coeurs battant à l'unisson. Le jeune homme brisa leur immobilité en faisant comprendre à Lolartifice qu'ils devaient partir, et marcher vers le nord...
L'adolescente sentit la tristesse la gagner. C'était trop injuste. Elle savait qu'elle était vraiment éprise du fils de la Reine, et pour une fois qu'elle était presque sûre que c'était réciproque, le destin semblait vouloir les séparer. Docilement, elle suivit son âme soeur parmi les fourés et les buissons. Soudain, une obscurité tomba sur la forêt.
" Que se passe t-il ?"
Lolartifice se rappela que le jeune homme ne pouvait lui parler ni lui répondre. Elle soupira bruyament. Alors qu'ils marchaient à tatons, la jeune fille entrevit la lune, ou plutôt les lunes du ciel. Il y en avait trois !
Elles brillaient toutes avec un éclat extraordinaire, qui éblouissait et obligeaient à détourner le regard. Alors que Lolartifice avait le nez en l'air, Raphaël s'arrêta. La jeune fille se cogna contre le dos du jeune homme et sursauta.
" Excuse-moi ! Je suis vraiment désolée ! Sais-tu où on doit aller ?"
Il la regarda, la scrutant de ses grand yeux verts, mais ne répondit pas. On lisait clairement sur son visage tourmenté qu'il luttait sans relache contre son Don malfaisant. Rien n'y faisait. Le Prince sortit deux matelats de son petit sac à dos et les plaça côte à côte. Il rassembla quelques branches, sortit un gros briquet d'une petite poche et alluma un feu. La jeune fille s'agenouilla et frotta ses mains devant les flammes. Raphaël s'allongea sur son lit de fortune, et ferma les yeux. Paisible, Lolartifice fit de même. Quelques longues minutes plus tard, elle sentit un souffle sur son cou. Prise d'une frayeur incontrolable, elle se retourna vivement et vit un Raphaël étonné. Soulagée, elle retourna au feu, encore troublée par le sentiment qu'elle avait ressentit grâce au souffle du jeune homme. Elle sentait qu'il était toujours derrière elle, hésitant. C'est alors que des mains douces l'attrapèrent par les hanches et l'attirèrent à elles. La jeune fille se sentit tomber lentement dans les bras de Raphaël. Le souffle court et la respiration saccadée, elle observa la main du jeune homme effleurer sa joue puis la carresser tendrement.
Lolartifice toussota, puis suffoqua. Le Prince la releva, et lui fit signe de respirer. La jeune fille était tellement émue, qu'elle avait oublié de respirer ! Il fallait qu'elle calme les battements de son coeur. Raphaël souriait. Pire, il riait ! L'adolescente fut prise de honte. Comment avait-elle pu se ridiculiser à ce point devant lui ? Quelle idiote ! Soudain, le parfum du jeune homme l'envahit : il la serrait dans ses bras. Tendrement, il l'embrassa et l'allongea sur son pauvre lit. Le Prince s'assit près du feu et se plongea dans une grande réflexion. Jamais il n'avait éprouvé une chose pareille pour une fée. Jamais. Bien sûr il avait connu des amourettes, mais les sentiments n'étaient pas aussi forts. Ni aussi beaux. Les paupières lourdes, il sentit la fatigue le gagner et se laissa tomber dans les bras de morphée...

Une douce chaleur caressait le dos du jeune homme. Il s'étira et profita du soleil matinal. Lolartifice, elle, fut réveillée par des chants d'oiseaux stridents. Elle se leva et lissa le bas de sa robe de moins en moins brillante. Elle sourit à Raphaël, qui la regarda amoureusement. Après avoir frugalement déjeuner, ils reprirent la marche. Lolartifice commençait à se lasser du paysage toujours vert, toujours dense, quand elle aperçut, devant elle en contrebas, une sorte de cratère verdoyant, à la lisière de la forêt. La jeune fille eut le sentiment de présences autour d'elle sans pour autant voir qui que ce soit. Tout semblait désespérément vide et solitaire. Pourtant, Raphaël entama la descente et tendit sa main à Lolartifice pour l'aider à faire de même.
A la moitié du parcours, le jeune homme s'arrêta et leva un bras. Stupéfaite, l'adolescente le regarda avec des yeux ronds, pour essayer de comprendre la raison de ce geste. Tout d'un coup, le sol se déroba sous leurs pieds. La jeune fille retint un cri, sans savoir ce qui lui arrivait. Raphaël lui attrapa la main, et l'attira à lui. Elle se blottit dans ses bras...

Ses cheveux voltigeaient autour d'elle, quand la jeune fille atterit avec lourdeur sur un sol dur. Sa tête rencontra la pierre, elle sombra.
Raphaël la porta, lui qui avait l'habitude de rendre visite à ses cousins les nains. Il emmena Lolartifice dans une pièce exigue, la posa à même le sol, faute de mieux, et attendit qu'elle ouvre les yeux.
" De retour parmi nous ? lui demanda doucement le Prince.
-hum...
- Barbatrouc va t'emmener dans une chambre pour que tu puisses te changer, puis nous nous retrouverons auprès du Roi des Nains. D'accord ?"
La jeune fille opina du chef, s'assit et regarda sa pauvre robe déchirée à maintes reprises. Elle découvrit avec stupeur des trous béants dans le magnifique tissu. Un nain s'approcha d'elle et lui tira la manche pour qu'elle le suive. Tous les couloirs qu'ils empreintèrent étaient sombres et peu engageants. Quelques torches éclairaient les parois de ces sous-sols, mais cela ne suffisait pas à illuminer certains recoins noirs et angoissants. Le nain lui fit monter une trentaine de marches en pierre, puis ils arrivèrent dans une pièce dont la lumière éclatante faisait mal aux yeux qui s'étaient accoutumés à l'obscurité. La pièce était immense et ses murs, son plafond et son sol était d'une matière inconnue de la jeune fille : tout était transparent. Elle voyait sur sa droite toute la forêt qu'elle avait traversée, en dessous d'elle les dédales de couloirs sombres, et au dessus, de nombreuses pièces charmantes. Le nain la tira encore jusqu'à une petite commode transparente elle aussi, et lui demanda ce qu'elle voulait porter. La jeune fille se trouva prise au dépourvu, et ne sut quoi dire. Le nain ouvrit un tiroir et en tira une étoffe d'un brun sale, peu attirant. Lolartifice ne put s'empêcher de grimacer. Le petit homme qui l'accompagnait claqua des doigts, et de petites femmes s'agitèrent autour de la jeune fille pour la déshabiller. En deux temps, trois mouvements, elle se retrouva nue devant le nain, et rougit pudiquement. Le tissu marron fut entouré autour de taille et accroché avec un noeud grossier, tandis qu'un foulard de la même couleur cacha sa poitrine. Fières de leur travail, les minuscules demoiselles la poussèrent jusqu'à un grand miroir. Lolartifice retint de justesse un hoquet de surprise. Elle était vêtue d'une robe parme bustier, dont les volants en mousseline s'arrêtaient au-dessus des genoux, dévoilant de longues et belles jambes fines. A l'aide d'une échelle, une des femmes tripota ses cheveux, jusqu'à en faire une queue de cheval parfaite. Pour peut-être la première fois de sa vie, l'adolescente se trouva jolie. Belle même. Barbatrouc lui attrapa de nouveau le poignet et l'emmena à l'étage dans ce qui semblait être la salle du trône. Raphaël la dévora des yeux lorsqu'elle entra, le sourire au lèvres. Elle s'assit à ses côtés et lui posa la question qui la démangeait depuis qu'elle l'avait quitté.
"Raphaël, comment as-tu réussit à me parler, tout à l'heure ?"...

Mais le jeune homme n'ouvrit pas la bouche pour lui répondre, lui sourit seulement, tournant la tête vers le Roi des Nains. "Chers amis, je suis flatté de votre visite, mais je ne comprend pas votre but. Si c'est pour nous aider à nous défendre contre les elfes, il aurait mieux vallut nous envoyer une armée ! Bref, maintenant que vous êtes là, faites comme chez vous. Une réunion sera organisée demain à l'aube. En attendant, Barbatrouc montre leur leurs chambres."
Les deux adolescents se redressèrent en s'inclinant avec respect. Puis ils suivirent le nain jusqu'à deux minuscules portes côte à côte. Le domestique sortit deux petites clés en or de sous sa barbe touffue et ouvrit chacune des portes avec délicatesse, puis s'effaça.
Raphaël resta interdit et se mit à quatre pattes pour entrer dans la pièce de gauche tandis que Lolartifice entrait dans celle de droite. Lorsque le jeune homme se releva, ses cheveux touchaient presque le plafond doré. Il constata avec stupeur que la pièce était vide et très étroite. Déçu, il ressortit et vit la jeune fille sortir elle aussi de sa chambre d'un air radieux.
"Alors ? demanda t-elle, enthousiaste
- Et bien, disons que ma chambre et une pièce dénuée de meubles et si petite qu'il m'est impossible d'étendre les bras.
- Tu n'as pas compris le principe ?
- Quel principe ?
- Viens voir."
L'adolescente lui attrapa la main et le poussa à entrer dans la chambre qu'il avait quitté. Cette fois, lorsqu'il rentra, une vaste pièce meublée l'attendait. Tous les meubles étaient en or et chaque objet, chaque décoration brillait de mille feux tel le lever du soleil.
"Tu vois ! Il suffit en fait de penser à une chambre, et voilà !
- Ah ! et si je pense à... tu crois que ...?"
La pièce s'emplit soudain de carrelage et de riche mosaïque. Une immense baignoire de dessina et un lavabo en or déversa son eau cristaline. Raphaël et Lolartifice éclatèrent de rire. C'était fantastique. Le jeune homme prit sa bien aimée dans ses bras et la pièce changea de nouveau de décor. Ils se retrouvèrent dans la chambre du jeune homme qui serra Lolartifice un peu plus fort. Il lui souffla à l'oreille que son cousin le plus proche lui avait procuré un sort lui permettant de pouvoir vaincre son don durant une période limitée...

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 15:02

Modifié le samedi 29 mars 2008 05:29